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Crimes contre l'humanité en Syrie : une responsable de l'ONU fait état de preuves contre Assad

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a déclaré que des preuves indiquaient "une responsabilité" de Bachar al-Assad. C'est la première fois que l'ONU nomme le chef de l'État.

Un rebelle syrien à Deir Ezzor le 1er décembre 2013.
Un rebelle syrien à Deir Ezzor le 1er décembre 2013. Crédit : AHMAD ABOUD / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

C'est la première fois qu'un responsable de l'ONU pointe expressément du doigt Bachar al-Assad. La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a indiqué à Genève que la Commission d'enquête sur la Syrie du Conseil des droits de l'Homme avait "produit d'énormes quantités de preuves (...) sur des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité", ajoutant: "les preuves indiquent une responsabilité au plus haut niveau du gouvernement, y compris du chef de l’État".

La Commission a pour mission d'enquêter sur toutes les violations des droits de l'Homme depuis mars 2011, date du début de la révolte en Syrie, et d'identifier les coupables afin qu'ils soient jugés. Dans son dernier rapport en septembre, la Commission, dont fait partie l'ex-procureur international Carla del Ponte, a accusé le régime de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, et la rébellion de crimes de guerre. Mais la Commission, qui n'a jamais eu l'autorisation de se rendre en Syrie, n'a jamais nommé les hauts responsables du régime mis en cause, ni mentionné directement le chef de l'Etat. Navi Pillay a souligné qu'elle souhaitait une enquête judiciaire "nationale ou internationale crédible".

Une ville chrétienne prise par les rebelles

Le conflit syrien a débuté en mars 2011 par une révolte populaire qui s'est transformée en insurrection armée face à la répression sanglante menée par le régime. Les violences ont causé la mort de quelque 126.000 personnes en près de trois ans,  selon un nouveau bilan établi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Sur le terrain, les rebelles ont marqué un point dans la nuit de dimanche à lundi, en prenant après cinq jours de combats le contrôle du coeur historique de la ville chrétienne de Maaloula, à 55 km au nord de Damas, selon l'OSDH. 

D'après une source au sein des services de sécurité, les rebelles, dont des jihadistes, positionnés en haut de la falaise surplombant la ville, ont fait rouler un grand nombre de pneus bourrés d'explosifs sur les soldats déployés en bas de cette cité, aujourd'hui déserte. Selon l'agence officielle Sana, les rebelles sont entrés dans le couvent orthodoxe de Mar Takla, où se trouvent 40 religieuses et orphelins.

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