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Crash de l'A320 de Germanwings : "C'est à nous d'être un peu inquisiteur sur l'état des pilotes", explique Martin Saint-Laurent

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Le copilote de l'A320 a caché qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour du crash, le 24 mars. Peut-on tromper les médecins ? Réponse de Martin Saint-Laurent, vice-président du Conseil médical de l'aéronautique civile.

Les lieux du crash de l'A320 de Germanwings
Les lieux du crash de l'A320 de Germanwings
Crédit : FRANCIS PELLIER / GENDARMERIE / AFP
Crash de l'A320 de Germanwings : "C'est à nous d'être un peu inquisiteur" sur l'état des pilotes, explique Martin Saint-Laurent
01:26
Pierre Julien & Marie-Pierre Haddad

Les révélations concernant le crash de l'Airbus A320 dans les Alpes posent la question du contrôle psychologique des pilotes. Le copilote Andreas Lubitz a caché qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour de l'accident. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des formulaires d'"arrêts maladie détaillés, déchirés" et qui concernaient aussi "le jour des faits", a affirmé le parquet dans un communiqué, sans préciser la nature de la "maladie". Au recrutement, le contrôle est très strict. Les pilotes sont testés, techniquement, physiquement et psychologiquement.

Une visite chez le psychiatre

"La visite d'embauche est toujours plus longue parce qu'on ne connaît pas les gens. On va les interroger sur leur passé et en particulier sur le plan psychologique. Est-ce qu'il y a eu de la toxicologie pendant l'adolescence ?", explique-t-il.

Au moment de l'admission, des recherches de cannabis et de cocaïne sont effectuées. "Si les gens ont eu des antécédents dépressifs, une visite systématique chez le psychiatre est faite. Ce dernier va émettre un avis favorable ou défavorable dont on tiendra compte. S'il est défavorable, on ne donnera pas l'aptitude", ajoute le vice-président du Conseil médical de l'aéronautique civile. Un suivi est-il assuré a posteriori ?

Souvent, les médicaments ont des effets secondaires qui ne sont peu compatibles avec le travail à bord

Martin Saint-Laurent, vice-président du Conseil médical de l'aéronautique civile

Martin Saint-Laurent explique que des visites révisionnelles sont effectuées tous les ans : "On demande ce qui s'est passé l'année d'avant. S'ils ne le disent pas, on n'est pas alertés. Il est évident que si quelqu'un est arrêté pour une dépression, on va demander tous les éléments, comme le traitement en cours et les ordonnances. Souvent, les médicaments ont des effets secondaires qui sont peu compatibles avec le travail à bord".

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Cependant, il insiste sur le fait qu'il faut aussi faire confiance et "c'est à nous d'être un peu inquisiteur à ce moment-là. De faux certificats peuvent circuler. J'ai même été piégé pour des gens qui avaient été opérés du cerveau. Il faut prendre des précautions et revérifier ce qui nous a été montré".

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