2 min de lecture Nucléaire

Corée du Nord : Washington et Séoul se préparent à se défendre

Les États-Unis et la Corée du Sud ont commencé lundi 21 août leur exercice annuel de défense militaire, dans un contexte tendu avec la Corée du Nord.

Kim Jong-Un, président de la Corée du Nord, et Donald Trump, président américain.
Kim Jong-Un, président de la Corée du Nord, et Donald Trump, président américain. Crédit : SAUL LOEB, ED JONES / AFP
Océane Blanchard
Océane Blanchard
et AFP

Le climat de tension entre la Corée du Nord et les États-Unis risque encore de se renforcer. Alors que les menaces militaires se multiplient de chaque côté, les soldats américains et sud-coréens débutent lundi 21 août leur exercice militaire annuel "Ulchi Freedom Guardian" (UFG) en Corée du Sud. 

Sur une période de deux semaines, les militaires vont s'exercer au UFG, un programme "purement défensif par nature" selon le président sud-coréen Moon Jae-In. Effectué chaque année, cet exercice militaire provoque la colère de la Corée du Nord, qui y voit une invasion de son territoire. 

Cette année, la situation est d'autant plus sensible que la situation dégénère depuis quelques semaines entre Washington et Pyongyang. La menace d'un conflit nucléaire a été directement évoquée, Donald Trump a notamment déclaré qu'il était prêt à déchaîner "le feu et la colère" après le test de deux missiles balistiques nord-coréens, semblant mettre les États-Unis à portée de tir. 

Moins de soldats américains qu'en 2016

Pour le président sud-coréen, Pyongyang ne doit pas se servir de cet exercice militaire "comme d'une excuse pour des provocations qui aggraveraient la situation. La Corée du Nord doit comprendre que ses provocations répétées contraignent la Corée du Sud et les États-Unis à mener des exercices conjoints, perpétuant le cercle vicieux", a-t-il ajouté. 

À lire aussi
Kim Jong-Un
Les infos de 8h - Il fuit la Corée du Nord à la nage pour atteindre celle du Sud

50.000 soldats sud-coréens participent à cet exercice, de même que 17.500 militaires américains, ce qui représente un recul par rapport aux 25.000 GI's déployés en 2016. Mais le chef du Pentagone, James Mattis, a nié le fait que Washington cherchait à apaiser Pyongyang en diminuant le nombre de soldats

Pyongyang renforce ses menaces

Le 10 août, le président nord-coréen Kim Jong-Un avait détaillé son projet d'attaquer la base militaire américaine de l'île de Guam, en cas "d'actions irresponsables" américaines. 

Cette fois, la Corée du Nord a accusé Washington de "jeter de l'huile sur le feu" avec cet exercice militaire. Le journal du parti unique a ainsi mis en garde contre la "phase incontrôlable de la guerre nucléaire". Les États-Unis "se trompent plus que jamais" s'ils pensent qu'une guerre "se passerait chez quelqu'un d'autre, loin de chez eux de l'autre côté du Pacifique".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Nucléaire Militaires États-Unis
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants