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Corée du Nord: un "nombre énorme" de vers décelés dans le corps d’un déserteur

Un soldat qui a fui le régime nord-coréen a été retrouvé avec de nombreux parasites dans le corps, dont un ver de 27 cm.

Des vers parasites (illustration)
Des vers parasites (illustration)
Crédit : MARY EVANS/SIPA
Paul Véronique

Un cas révélateur des conditions de vie particulièrement difficiles dans le régime de Kim Jong-un. Un déserteur de l’armée de Corée du Nord a été recueilli par les autorités sud-coréennes, après avoir franchi la frontière et s’être fait tirer dessus, rapporte BBC News, vendredi 17 novembre. Du fait de ses blessures par balles, l’homme dans un "état stable", a été examiné par des médecins sud-coréens. Et ces derniers ont retrouvé dans ses intestins un "nombre énorme" de vers.

"Je n'ai jamais rien vu de tel pendant mes vingt ans en tant que médecin", a indiqué le docteur Lee Cook-jong, précisant avoir prélevé un ver de 27 centimètres. "La Corée du Nord est un pays très pauvre et, comme tous les pays pauvres, a de nombreux problèmes de santé", explique à BBC News, le professeur Andrei Lankov de l'université Kookmin, à Séoul. "Les docteurs sont très peu formés et travaillent avec des équipements obsolètes", ajoute-t-il.

Des aliments contaminés par les vers

Ce type de parasite peut être transmis à l’homme en mangeant des aliments contaminés, ou en étant mordu par un animal. Il peut aussi se transmettre lors d’un contact cutané avec ledit parasite qui pénètre directement dans la peau. L’hypothèse avancée par les médecins sud-coréens est que le déserteur a probablement ingéré des aliments contaminés par des vers.

BBC News affirme que la Corée du Nord utilise toujours des excréments humains comme engrais. Or si ces derniers ne sont pas correctement traités, et sont employés sur des légumes destinés à être mangés crus, alors ces parasites peuvent contaminer les organismes. Déjà en 2015, des chercheurs sud-coréens avaient étudié les dossiers médicaux de transfuges nord-coréens. Ils avaient alors constaté qu’ils présentaient des taux élevés d’hépatite B et C et de tuberculose. De nombreuses maladies parasitaires avaient aussi été relevées.

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