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La Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique

Le missile a été tiré depuis la province du sud Pyongan. Il s'agit du premier tir depuis plus de deux mois. Les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont rapidement réagi.

Kim Jong Un et Choe Ryong Hae à Pyongyang le 13 avril 2017.

La Corée du Nord a effectué un nouveau tir de missile balistique, ce mardi 28 novembre, a indiqué l'agence sud-coréenne de presse Yonhap. Il s'agit du premier tir depuis plus deux mois, dans une nouvelle provocation vis-à-vis de la communauté internationale qui a renforcé les sanctions contre Pyongyang.

Le missile balistique intercontinental a été tiré vers l'est depuis la province du sud Pyongan. Qualifié d'intercontinental par Washington, il serait tombé dans la zone économique exclusive maritime du Japon, selon le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera. Le Pentagone a quant à lui précisé que l'engin a volé sur 1.000 kilomètres. Ce tir nord-coréen intervient huit jours après la décision de Washington de réinscrire la Corée du Nord sur la liste noire des "États soutenant le terrorisme", un geste qualifié de grave provocation par Pyongyang.

En réaction à ce tir, l'armée sud-coréenne a effectué un essai de "frappe de précision", selon Yonhap, citant l'état-major sud-coréen. Ce nouveau tir de missile balistique nord-coréen intervient après une pause de plus de deux mois. Le 3 septembre, la Corée du Nord menait son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, qui concernait selon les autorités nord-coréennes une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.

La communauté internationale mobilisée

Le président américain Donald Trump a été informé d'un tir de missile par la Corée du Nord alors que l'engin balistique était encore en vol, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders. Le Pentagone a précisé que le missile n'avait pas présenté de danger, ni pour les États-Unis continentaux, ni pour des territoires américains ou des pays alliés. 

Donald Trump a promis de "s'en occuper", tandis que le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dénoncé un "acte violent" qui "ne peut pas être toléré". Les deux hommes politiques se sont entretenus par téléphone. Un compte-rendu de cette conversation, diffusé par la Maison-Blanche, indique que "les deux dirigeants ont jugé que les actes provocateurs du régime nord-coréen compromettaient sa sécurité et l'isolaient encore plus de la communauté internationale."

En outre, le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a déjà émis plusieurs salves de sanctions et de mises en garde contre le Nord, sans parvenir à le ramener à la table des négociations. Elle doit se tenir ce mercredi 29 novembre. Selon le ministre américain de la Défense Jim Mattis, le missile qui s'est abîmé en mer du Japon a atteint la plus haute altitude de tous les tirs effectués par Pyongyang à ce jour. Il représente même "une menace partout dans le monde", a-t-il déclaré. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a quant à lui "fermement condamné" le tir de missile et appelé Pyongyang à "s'abstenir de commettre de nouveaux actes déstabilisateurs". Selon lui, cet essai "montre le mépris complet" que porte la Corée du Nord "à la communauté internationale" et constitue "une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité".

L'Union européenne a condamné "une nouvelle violation inacceptable des obligations internationales" de la Corée du Nord. Pour l'UE, le nouveau lancement constitue "une grave provocation" et "une menace sérieuse à la sécurité internationale", a indiqué un porte-parole. De son côté, Emmanuel Macron a condamné dans un tweet ce "nouvel essai balistique irresponsable", affirmant sa "détermination à augmenter la pression sur Pyongyang".

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