2 min de lecture Corée du Nord

Corée : au cœur de la zone interdite entre les deux frères ennemis

REPORTAGE - RTL a pu se rendre en Corée du Sud sur la ligne de démarcation entre les deux frères ennemis, où observateurs internationaux et militaires suisses veillent au respect de l'armistice signée en 1953.

RTL Monde
Corée : au cœur de la zone interdite entre les deux frères ennemis
Crédit Média : Nicolas Burnens Crédit Image : Nicolas Burnens

À Pyeongchang, les "Jeux Olympiques de la Paix", ont créé un rapprochement spectaculaire entre la Corée du Nord et du Sud. Une équipe unifiée de hockey sur glace féminine a été constituée, les deux délégations ont défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture. Un sommet pourrait même se tenir après les JO, une première depuis 2003.

Mais un symbole matérialise toujours la séparation douloureuse entre les deux frères ennemis depuis la fin de la guerre en 1953. C’est la zone démilitarisée (DMZ), située au niveau du 38e parallèle, qui représente l’ancienne ligne de front. Frontière de 248km de long et de 4km de large, la DMZ est, contrairement à son nom, l’un des endroits les plus militarisés au monde.

Au cœur de ce symbole de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie, cette zone tampon est un lieu très secret et interdit d’accès. Un lieu maudit également par les dieux de la météo, ou les températures montent entre 40 et 45 degrés en été et descendent à moins de 20 degrés en hiver. "C'est une grande réserve naturelle. Il n'y a pas d'habitants. Vous pouvez voir beaucoup d'oiseaux et d'animaux sauvages. C'est un endroit très calme", explique le colonel Beat Klingelfuss.

Le long de la ligne de démarcation, les forces armées nord-coréennes mobilisent 1,2 million de personnes. L’armée sud-coréenne quant à elle, est composée de 655.000 hommes appuyés par 28 000 soldats américains. L’armée suisse est présente sur la ligne de démarcation entre les deux Corée depuis 1953. Ces soldats, non armés, surveillent le respect de l’armistice entre les deux frères ennemis, au sein d’une Commission de supervision des nations neutres (CSNN). Au départ, le contingent suisse en Corée comptait pas moins de 146 militaires. Aujourd’hui, ils ne sont plus que cinq, et travaillent avec cinq confrères suédois.

Leur travail consiste à donner des formations aux militaires des unités de front, observer les manœuvres militaires, enquêter sur les incidents qui se produisent de temps en temps, par exemple des coups de feu qui sont généralement dus à une mauvaise manipulation d’un soldat. Parfois, ils sont impliqués dans la remise des corps de soldats nord-coréens décédés ou participent à des entretiens avec des transfuges nord-coréens.

Avec son chauffeur, le colonel Beat Klingelfuss, un Zurichois de 47 ans, est le numéro 2 de la délégation suisse. Il parcourt plusieurs fois par jour la zone démilitarisée pour superviser et contrôler l'armistice entre les deux pays.
Crédit Image : Nicolas Burnens
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