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Commission européenne : "Nommer Juncker serait un non-sens", pour Cameron

Selon le Premier ministre britannique, la nomination de Jean-Claude Juncker affecterait "la légitimité démocratique de l'UE".

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 27 mai 2014 à Bruxelles (Archives).
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 27 mai 2014 à Bruxelles (Archives).
Crédit : AFP / Georges Gobet
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La rédaction numérique de RTL
Journaliste

David Cameron n'en démord pas sur le cas Jean-Claude Juncker. Dans une tribune adressée ce samedi 14 juin à plusieurs journaux européens, le Premier ministre britannique réaffirme son opposition à la nomination du Luxembourgeois à la tête de la Commission européenne. 

"Jean-Claude Juncker n'était sur aucun bulletin de vote", il "n'a été candidat nulle part et n'a été élu par personne", a-t-il martelé, affirmant que les Européens qui ont voté aux élections européennes l'ont fait "pour choisir leurs députés européens et pas le président de la Commission".

Pas d'attaque personnelle dans ses propos

"Selon les traités européens, ratifiés par les parlements nationaux, c'est aux chefs de gouvernements de l'Union européenne de proposer le candidat qui présidera la Commission européenne - même si les dirigeants doivent 'tenir compte' des élections européennes", a-t-il écrit.

"Il s'agit d'un processus clair, inscrit dans le traité de Lisbonne, après une négociation tortueuse sur l'équilibre entre les États-Nation et le Parlement européen", ajoute-t-il.

"Mais certains députés européens ont inventé un nouveau procédé par lequel ils tentent à la fois de choisir et d'élire le candidat", ce qui "n'a jamais été accepté par le Conseil européen" et "n'a jamais été ratifié par les parlements nationaux", avance-t-il. "Il ne s'agit pas d'une attaque contre Jean-Claude Juncker, un homme politique européen expérimenté, de dire que c'est un non-sens".

Une atteinte à "la légitimité démocratique de l'UE"

"Accepter une telle démarche serait extrêmement préjudiciable pour l'Europe et porterait atteinte à la légitimité démocratique de l'UE plutôt que de la renforcer", a-t-il jugé. "Cela transfèrerait le pouvoir des gouvernements nationaux au Parlement européen sans l'approbation des électeurs. En réalité, cela empêcherait tout Premier ministre ou président en exercice de pouvoir présider la Commission européenne - limitant artificiellement le vivier de talents précisément lorsque l'UE a besoin de trouver le meilleur".

Parmi les noms de candidats éventuels qui circulent figure notamment celui de la chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt. Jeudi dernier, les responsables des principaux groupes politiques au Parlement européen ont réaffirmé leur soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne au nom du "respect de la démocratie".

"Il y a un soutien grandissant à Jean-Claude Juncker à tous les niveaux" du Parlement européen, a affirmé Manfred Weber, le nouveau chef du Parti populaire européen (PPE, centre droit), qui est resté la première force au Parlement européen après les élections du 25 mai.

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