2 min de lecture Californie

Climat : la Californie organise la résistance face à Donald Trump

Le gouverneur de cet état s'est ouvertement opposé au président américain, tout comme les dirigeants des géants de la Silicon Valley.

Vue aérienne de la Silicon Valley Crédit : HELENE LABRIET-GROSS / AFP
Émilie Jéhanno
Émilie Jéhanno

Aux États-Unis, il n'a pas fallu longtemps pour que des élus défient ouvertement Donald Trump. L'état de Californie, qui représente la sixième puissance économique mondiale, s'est engagé parmi les premiers contre cette décision. 

Quelques heures après l'annonce de la sortie du pays de l'accord sur le climat, le gouverneur californien a riposté. Jerry Brown, un écologiste démocrate, a attaqué la décision du président : "Donald Trump a absolument choisi le mauvais chemin. Il a tort sur les faits. L'économie de l'Amérique est stimulée si elle suit l'accord de Paris. Il a tort sur la science. Totalement tort. La Californie résistera à cette ligne de conduite insensée et erronée".

Hasard du calendrier, Jerry Brown se rendra en Chine à partir du 3 juin, notamment pour participer à un sommet international de ministres de l’Énergie. Il compte aussi profiter de ce voyage pour renforcer les liens entre la Californie et la Chine en matière de transition énergétique. Le gouverneur rappelle, dans un communiqué, que son État s'est engagé à respecter les objectifs de la Cop21 à travers un pacte entre villes, États et pays et prévoit par exemple d'ici 2030 de produire 50% d'électricité d'origine renouvelable, de réduire de moitié la consommation d'essence des voitures et camions, ou encore de doubler le taux d'efficacité énergétique des bâtiments.

Création d'une alliance pour le climat

Cette prise de position s'attaque de front à la politique internationale menée par Donald Trump et challenge le président en poste depuis six mois à peine. Et ce n'est pas tout, la Californie a également annoncé le 1er juin la création d'une "alliance pour le climat" avec les États de Washington et de New York. Cette alliance devrait servir de "forum pour soutenir et renforcer les programmes existants contre le changement climatique" ou encore "mettre en oeuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone".  

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Même son de cloche du côté des dirigeants des géants de la Silicon Valley. Sundar Pichai, le patron de Google a exprimé "sa déception" sur Twitter et indiqué que son entreprise "continuera à travailler dur pour un avenir plus propre et plus prospère pour tous". 

La réaction de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a été tout aussi vive. "Le retrait de l’accord de Paris sur le climat est néfaste pour l’environnement, néfaste pour l’économie et met en péril le futur de nos enfants, regrette-t-il. En ce qui nous concerne, nous nous sommes engagés à ce que tous les nouveaux centres de données que nous construisons soient alimentés par 100 % d’énergie renouvelable."

Idem du côté d'Apple, Tim Cook indique que "se retirer de l'accord de Paris est une erreur pour notre planète". Elon Musk, patron de Tesla, qui a un temps collaboré avec Donald Trump, a lui aussi estimé que cette décision n'était "pas bonne pour l'Amérique". 

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