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VIDÉO - Chili : Valparaiso toujours cernée par les flammes

L'état d'urgence a été déclaré dans la région de Valparaiso, victime d'un gigantesque incendie depuis vendredi.

Une forte tempête accompagnée de pluies torrentielles s'est abattu sur le Chili.
Une forte tempête accompagnée de pluies torrentielles s'est abattu sur le Chili.
Crédit : VLADIMIR RODAS / AFP
Chili : un gigantesque indendie menace le port de Valparaiso
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La rédaction numérique de RTL & AFP

Ce samedi 14 mars, la région de Valparaiso, dans le centre du Chili, était toujours menacée par un énorme feu de forêt, les habitants de ce port chilien, classé au patrimoine mondial de l'Humanité, racontant leur panique bien que le feu n'ait détruit aucune habitation.

Les conditions climatiques défavorables, qui étaient attendues pour samedi en fin de journée, ont activé quelques foyers mais sans causer de dommages importants, selon des informations officielles communiquées dans la nuit de samedi à dimanche. "Sur les six secteurs où nous avions des difficultés, quatre sont actuellement sous contrôle", a indiqué le vice-ministre de l'Intérieur Mahmud Aleuy.

Trente-deux blessés, un mort

L'incendie -qui a démarré vendredi après-midi au même endroit où l'an dernier un autre sinistre avait causé la mort de 15 personnes et détruit 3.000 maisons- a ravagé quelque 560 hectares d'eucalyptus, de zones boisées, de pâturages et de buissons.

Une femme de 67 ans est décédée d'une crise cardiaque et le port de Valparaiso, au bord de l'océan Pacifique, comme la ville voisine de Vina del Mar, à une centaine de kilomètres de Santiago, restent en "état d'urgence", selon les autorités. Trente-deux personnes ont été blessées dont 19 pompiers. "Trente-deux personnes ont été touchées, aucun pompier n'est en danger de mort. Il n'y a pas de problèmes de maintien de l'ordre public", a précisé Mahmud Aleuy. Les autorités estimaient que la population est désormais hors de danger. Samedi on ne distinguait plus de flammes importantes dans les zones où travaillaient les pompiers.

Le calme de retour dans Valparaiso

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"A 5 minutes près, notre appartement brûlait ! Ça a été terrible, parce que les gens ont perdu leur sang-froid. C'était le chaos, il n'y avait pas d'électricité, les rues étaient bloquées, tout était sans dessus-dessous", a raconté Juan Salmora, habitant du quartier Santa Teresita.

Dans le centre de Valparaiso, le calme était revenu, interrompu uniquement par le survol des avions et hélicoptères participant à la lutte contre l'incendie. Une petite brise faisait voler quelques braises sur la ville. "L'incendie a démarré ici. On a d'abord senti la chaleur, puis la fumée, c'était impossible de rester là", dit Silvia Nolan, une habitante de Valparaiso, qui travaille dans le terminal de bus dont un hangar a brûlé. Pendant la nuit de vendredi à samedi, quelque 7.000 habitants ont dû être évacués. Dimanche toutes avaient pu regagner leur domicile.

"Aucune maison détruite"

 Les autorités ont lancé un appel pour demander à la population d'éviter de voyager dans la région. La route principale entre la capitale et Valparaiso a été coupée en raison de la proximité des flammes, qui s'étaient dangereusement approchées des pylônes à haute tension et d'une centrale électrique.

"C'est un incendie complexe en raison du lieu"
, a déclaré Mauricio Bustos, directeur de l'Onemi de Valparaiso. Toutefois, "nous n'avons aucune maison détruite" par l'incendie, a confirmé le vice-ministre de l'Intérieur. La région de Valparaiso avait déjà été ravagée en avril 2014 par un incendie ayant fait 15 morts et des milliers de sinistrés. Plus de 3.000 maisons avaient été détruites par le feu qui avait fait rage pendant huit jours, notamment dans les quartiers les plus pauvres sur les hauteurs de la ville.

Il reste à ce jour la plus grande catastrophe de ce genre ayant touché ce port pittoresque, classé par l'Unesco au patrimoine de l'Humanité et célèbre pour ses collines, ses ruelles escarpées et ses maisons colorées. "Cette situation angoisse la population, qui vit encore dans le souvenir de l'incendie de l'an passé", a déclaré le maire Jorge Castro à la presse.

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