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Centrafrique : l'impuissance des militaires français face aux affrontements interreligieux

REPORTAGE - Comment à Bangui, un simple règlement de compte peut virer en affrontement mortel entre Chrétiens et Musulmans.

Des soldats français patrouillent à Bangui, en Centrafrique, le 16 décembre 2013.
Des soldats français patrouillent à Bangui, en Centrafrique, le 16 décembre 2013. Crédit : AFP / Fred Dufour
Brice Dugénie Journaliste RTL

En Centrafrique, la situation est toujours instable à Bangui. Les militaires français tentent tant bien que mal de s'interposer entre Chrétiens et Musulmans, pour éviter les massacres. Mais chaque jour, des affrontements éclatent. RTL a assisté à une scène qui illustre l'impuissance des militaires français.

Une nouvelle histoire presque banale de règlement de compte éclate au mal-nommé "rond-point de la réconciliation". L'armée française est avertie, elle sécurise alors la zone. Une cinquantaine de militaires et une dizaine de blindés sont là.

De tirs, un blessés grave, un mort

Un calme précaire revient alors. Mais un attroupement se créé côté chrétien, une centaine de jeunes veut en découdre. Ils franchissent alors le rond-point et se dirigent vers le quartier musulman.

Une grenade vient d'exploser au milieu du groupe. Les visages des militaires français se tendent, ils communiquent, se repositionnent, arme à la main, les jeunes manifestants reviennent en catastrophe avec un blessé et un mort.

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Un autre affrontement se profile au loin, les militaires tentent de disperser la foule. Des tirs de sommation efficaces auxquels répondent deux coups de feu lointains.

Une anarchie quotidienne

Le blessé, pantalon en sang, est posé comme un animal sur le sol jusqu'à ce qu'un groupe le charge à la hâte dans un 4x4 de la Force Africaine. Pour la deuxième victime, il est déjà trop tard.

La foule se disperse alors autour de ce visage figé, déformé par les éclats de grenade. Puis la vie continue. En quelques minutes et comme presque tous les jours, l'anarchie de Bangui vient de faire un mort et un blessé grave.

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