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Catalogne : des emplois menacés en cas de victoire des indépendantistes

14.000 employés de l'usine Seat de Martorell voient leur emploi menacé par une élection décisive Catalogne. En cas de victoire des indépendantistes, l'usine déménagera.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Catalogne : des emplois menacés en cas de victoire du "oui" au référendum Crédit Image : PAU BARRENA / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

L'inquiétude des salariés de l'une des usines les plus modernes d'Europe. Jusqu'au mois de septembre dernier, tout allait bien pour les 14.000 employés de l'usine Seat de Martorell, en Espagne, qui avaient même battu des records avec un demi million de voitures produites en 2016. Trois mois plus tard, les voilà qui redoutent de perdre leurs emplois, pas à cause de la crise économique mais d'élection décisive pour la Catalogne, qui aura lieu jeudi 21 décembre. Si le oui à l'indépendance l'emporte, le président du groupe automobile a prévenu, le déménagement sera inévitable. Une catastrophe totale pour cette ville de 27.000 habitants, où s'est rendu Libération. Tous travaillent ou ont un proche qui travaille dans cette usine. 

Libération qui consacre une double page passionnante sur ce qu'il se passe actuellement en Espagne. Quelle soit l'issue du vote, c'est sur il laissera des traces. José, 40 ans, préside une association de riverains dans un quartier populaire et raconte : "Malgré la crise, on s'est battu pour avoir de jolis squares, des mobiliers décents, des ascenseurs dans les tours. On a réussi à préserver une réelle cohésion."

Mais ça, c'était avant. "Avec le combat séparatiste, tout a changé, poursuit il. Des familles entières ne se parlent plus, des voisins de pallier s'évitent". Un phénomène qui ne touche pas que la seule commune de Martorell. Selon une enquête du Périodico de Catalunya, les deux tiers des catalans estiment que le débat sur la sécession a fortement endommagé le vivre ensemble.

Des députés en burn-out

La politique qui pourrait bien provoquer un nombre de divorces sans précédents en France. C'est la mise en garde du député la République En Marche François-Michel Lambert, à lire dans L'Opinion. "À Noël il va y avoir beaucoup d'ultimatum familiaux, genre si tu y retournes je te quitte", renchérit Bruno Bonnell, élu des du Rhône. Car oui, les députés de la majorité sont au bord du burn-out raconte ce matin le quotidien. "Risque de burn-out général", constate le conseiller politique d'un ministre qui vitupère contre la règle des cabinets restreints. "Des plaintes ajoute-t-il, remontent régulièrement à Matignon, sans suite".

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En cause, "la pression imposée par un président, écrit Jean Jerome Bertolus, qui se vante de dormir peu et de travailler tard". Il y a aussi le rythme des reformes : "C'est le plus gros agenda parlementaire de ces 15 dernières années", explique Pierre Person. La direction de la majorité demande en effet une mobilisation permanente. "Si vous n’êtes pas là, vous n'existez pas", souligne un autre parlementaire.

Il y aurait de quoi se plaindre

Marlène Schiappa
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Difficilement conciliable avec une vie de famille et des enfants en bas âge et ils sont pourtant nombreux à être jeunes parents, eux les nouveaux députés. L'envers du décors en quelque sorte, le revers de la médaille aussi, peut-être, de ce grand renouvellement politique. "Je n'ai jamais connu cela, raconte ainsi Amélie de Montchalin. C'est plus compliqué que lorsque je travaillais dans un grand groupe". À 32 ans, cette députée, mère de 3 enfants de 6 et 5 ans, s'oblige à les coucher deux soirs par semaines. Une fois elle rentre à 19h30, l'autre fois elle fait l'aller retour entre deux séance.

"Il y aurait de quoi se plaindre", admet Marlene Schiappa qui n'était par exemple pas au spectacle de fin d'année de ses filles pour cause de séminaire gouvernemental. "Mais ajoute-t-elle, si je disais que je suis fatiguée à mon beau-frère par exemple, infirmier aux urgences, il pourrait me dire : 'Mais tu plaisantes ! Tu es fatiguée, toi qui a un chauffeur et des gens qui t'apportent le café". "À l'assemblée, conclut la secrétaire d'État, c'est pareil. Quand on est député, qu'on gagne 5.000 euros par mois et que l'on a la chance de représenter le peuple français, se plaindre c'est choquant".

Un long conseil des ministres

L'envers du décors également dans Le Figaro avec un grand papier sur les coulisses du conseil des ministres. En 7 mois, explique le journal, ce rituel est devenu un grand exercice de management. Emmanuel Macron a importé au palais la technique expérimentée pendant la campagne des réunions à rallonge (3 heures au moins chaque mercredi), où tout le monde à voix au chapitre. "Une façon écrit, Marcelo Weisfreid, de convaincre chacun qu'il est écouté et qu"il pèse".

Certains mercredi, l'ambiance internationale assombrit les discussions, Jean-Yves Le Drian évoque ainsi régulièrement le conflit en Syrie. Dès cet été, la ministre des affaires européennes alertait sur la crise naissante en Espagne. D'autres mercredi, le climat est plus détenduNicole Belloubet, la garde des Sceaux, va même parfois, parait-il, jusqu'à pousser la chansonnette. Dommage qu'Emmanuel Macron ait gardé la règle instituée par son prédécesseur : pas de portable dans la salle du conseil.

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