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Canada et France se rejoignent pour lutter contre le terrorisme

François Hollande est en visite au Canada et discutera lutte contre le terrorisme entre autres. Le Canada a effectué ses premières frappes en Irak.

Stephen Harper (gauche) et François Hollande le 2 novembre 2014 au Canada
Stephen Harper (gauche) et François Hollande le 2 novembre 2014 au Canada
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le Premier ministre canadien Stephen Harper aura un allié de circonstance en la personne du président François Hollande pour défendre, ce lundi au Parlement à Ottawa, les premières frappes des forces aériennes canadiennes contre le groupe Etat islamique aux côtés de la coalition internationale.

Au deuxième jour de sa visite officielle au Canada, le président français devait s'adresser ce lundi vers 11h30 locale (16h30 GMT) aux députés et sénateurs canadiens réunis en session extraordinaire, des parlementaires encore sous le choc des meurtres de deux militaires des attaques séparées et attribuées au terrorisme par Stephen Harper.

Premières frappes canadiennes

Les partis d'opposition - le Nouveau parti démocratique (gauche) et le parti libéral -, ont voté contre mais l'engagement du Canada aux côtés de la coalition conduite par les Etats-Unis a été acquis grâce à la majorité du gouvernement conservateur.

Si la France a déjà procédé à plusieurs reprises à des bombardements contre des positions de l'organisation EI avec ses neuf Rafale, le Canada a effectué ses premières frappes ce dimanche dans la région de Fallujah en Irak avec deux des six chasseurs F-18 arrivés la semaine dernière sur leur base au Koweït.

Rencontre bilatérale

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La situation en Irak et plus largement la lutte contre le terrorisme ont été largement évoquées par François Hollande et Stephen Harper ce dimanche lors d'une rencontre bilatérale à Banff, à l'ouest de Calgary (Alberta), a-t-on indiqué dans l'entourage du président.

Avec la première visite d'un président français depuis celle de François Mitterrand en 1987, Hollande voulait avec le chef du gouvernement canadien "évoquer de grands sujets par rapport notamment à ce qui se passe en Syrie, en Irak et en Ukraine". Le dossier ukrainien est particulièrement sensible pour le Canada soumis à la pression d'une communauté de plus d'un million de ressortissants ukrainiens sur son sol.

Geste de solidarité

Avant son intervention au Parlement et dans un geste de solidarité de la France avec les Canadiens, François Hollande devait déposer une gerbe au monument aux morts, là où est tombé un militaire le 22 novembre, tué d'une balle dans le dos. Deux jours plus tôt c'est un autre militaire qui avait été victime d'un apprenti jihadiste au Québec.

Ces premières attaques sur le sol canadien ont été menées par deux jeunes Québécois, convertis à l'islam, qui avaient été empêchés par les forces de l'ordre canadienne de rejoindre la Turquie pour l'un, l'Arabie saoudite pour l'autre.

"Je viens à un moment où des actes tragiques se sont produits au Canada et je voulais exprimer la solidarité et l'amitié de la France dans ces circonstances", a déclaré le président Hollande à son arrivée dimanche. La France, "à d'autres moments et ils ne sont pas si loin", a été touchée "par des actes terroristes", a-t-il rappelé en référence au jihadiste Mohamed Merah qui avait tué trois militaires puis quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive avant d'être abattu par la police en mars 2012.

Visite au Québec

Après son intervention au Parlement, François Hollande devait aborder le volet économique avec un déjeuner avec des chefs d'entreprises où le récent accord de libre échange signé entre l'union européenne et le Canada devait servir de menu.

Ce lundi en soirée, le président devait rejoindre Québec pour une rencontre avec Philippe Couillard, chef du gouvernement de la province francophone pour discuter de l'épineux dossier des droits d'inscription des 12.000 étudiants français.

Le Québec veut abandonner un accord datant de 1978 permettant aux étudiants français de payer les mêmes droits que les québécois. Un avantage indéniable comparativement à des droits trois fois plus élevés payés par les étudiants canadiens non québécois.

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