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Blanchiment d'argent : ils vendaient des bitcoins destinés à l'achat de drogue sur internet

Deux Américains ont été inculpés pour blanchiment d'argent à New York. Ils vendaient des pièces de monnaie virtuelle bitcoins qui permettaient d'acheter de la drogue de manière anonyme.

Des bitcoins forgés par un ingénieur américain, le 26 avril 2013 dans l'Utah
Des bitcoins forgés par un ingénieur américain, le 26 avril 2013 dans l'Utah Crédit : AFP / GEORGE FREY
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Virtuelle ou non, l'utilisation d'une devise pour permettre l'achat de drogue sur internet est considéré comme du blanchiment d'argent. Deux hommes ont été inculpés lundi 27 janvier à New York pour avoir vendu des bitcoins destinés à acheter de la drogue sur silk road, "l'eBay de la drogue" fermé en octobre par les autorités américaines. Charlie Shrem, 24 ans, et Robert Faiella, 52 ans, sont accusés d'avoir émis pour un million de dollars de bitcoins à partir d'une bourse d'échanges électronique clandestine baptisée The Company.

Grâce à ce stratagème, les internautes pouvaient acquérir cette monnaie virtuelle sans risquer d'être identifiés et acheter de la drogue sur Silk Road "en se mettant hors d'atteinte des autorités". Charlie Shrem, qui se définit comme un "évangéliste du bitcoin", est par ailleurs le directeur général de la bourse d'échange électronique BitInstant.

Interpellé dimanche 26 janvier à l'aéroport new-yorkais de JFK, Charlie Shrem, qui est aussi vice-président de la Bitcoin Foundation, devra également répondre du délit de non-dénonciation d'activités suspectes en violation de la loi sur le secret bancaire. "Quand les bitcoins, comme n'importe quelle monnaie traditionnelle, sont blanchis et utilisés pour alimenter des activités criminelles, les autorités n'ont d'autres choix que de passer à l'action", a commenté le procureur de Manhattan Preet Bharara.

Le bitcoin, l'argent du crime

Selon lui, la justice poursuivra "sans relâche" tous ceux qui seraient tentés d'utiliser "les nouvelles formes de monnaie" à des fins illicites. Cette double inculpation intervient trois mois après la fermeture de Silk Road, le 2 octobre, et l'arrestation de son fondateur par les autorités américaines, selon lesquelles ce site internet servait à acquérir héroïne, cocaïne ou LSD moyennant des paiements exclusivement libellés en bitcoins.

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Inventé en 2009, le bitcoin, qui s'échange en ligne de gré à gré, est parfois présenté comme l'argent du crime en raison de l'opacité supposée de ce système. Groupement des plus grandes banques mondiales, l'Institut de la finance internationale a récemment pointé l'absence d'une "régulation adéquate" du bitcoin, qui priverait les gouvernements de moyens d'action en cas d'utilisation frauduleuse de cette monnaie (terrorisme, drogue...). Les deux hommes encourent au moins vingt ans de prison.

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