1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Berlin dénonce "une faute" après les accusations de Tsipras contre l'Espagne et le Portugal
2 min de lecture

Berlin dénonce "une faute" après les accusations de Tsipras contre l'Espagne et le Portugal

Alexis Tsipras a accusé ce week-end l'Espagne et le Portugal d'avoir voulu conduire la Grèce à une asphyxie financière.

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, le 5 février 2015. (archives)
Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, le 5 février 2015. (archives)
Crédit : YANNIS BEHRAKIS / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le ton est monté ce week-end entre la Grèce et l'Espagne et le Portugal, après les accusations du Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui estimait que les deux pays avaient voulu conduire son pays à une "asphyxie financière" lors des négociations sur la dette grecque. Des accusations considérées comme une faute par le gouvernement allemand ce lundi 2 mars.

Cette déclaration du chef du gouvernement grec faite samedi "était une faute très inhabituelle selon les critères européens. Cela ne se fait pas dans l'Eurogroupe", a déclaré Martin Jäger, porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, lors d'une conférence de presse.

La réplique de l'Espagne et du Portugal

"Ces puissances ne souhaitaient pas que l'exemple grec ait une influence sur d'autres pays, surtout dans la perspective des élections en Espagne" prévues pour novembre, et en septembre ou octobre au Portugal, avait déclaré le Premier ministre grec.

Des déclarations qui n'avaient pas manqué de faire réagir les deux pays de la péninsule ibérique, l'Espagne et le Portugal protestant même officiellement auprès de Bruxelles. Madrid a appelé le Conseil européen et la Commission européenne à "condamner les déclarations" d'Alexis Tsipras, selon une source du gouvernement espagnol.

À écouter aussi

Si Bruxelles n'a encore rien dit, Wolfgang Jäger a pris ce lundi la défense de l'Espagne et du Portugal. Ces deux pays "sont des partenaires avec lesquels nous coopérons très étroitement. Nous avons une très haute reconnaissance pour ce qu'ils ont réussi sur la voie des réformes ces dernières années", a-t-il dit.

Le manque de confiance de Berlin

Interrogé sur la confiance que l'Allemagne pouvait placer dans les engagements de réformes arrachées à la Grèce après d'âpres négociations, Martin Jäger n'a pas caché les doutes de son ministre. "C'est un fait que beaucoup de confiance a été perdue ces dernières semaines", a-t-il déclaré.

"Nous n'avons pas d'autre choix pour l'instant que de nous référer à ce qui a été mis par écrit et la déclaration de l'Eurogroupe sur le cas de la Grèce est sans ambiguïté. Nous veillerons avec beaucoup de soin à chaque étape du processus à ce que ce qui a été convenu ensemble soit mis en œuvre", a-t-il dit.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/

Bienvenue sur RTL

Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur

Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.