1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Bataille de Mossoul : "L'urgence c'est Raqqa", prévient le n°2 de la diplomatie américaine
2 min de lecture

Bataille de Mossoul : "L'urgence c'est Raqqa", prévient le n°2 de la diplomatie américaine

INVITÉ RTL - Le secrétaire d'État adjoint des États-Unis fait le point sur l'offensive de l'armée irakienne, soutenue par la coalition internationale, contre Daesh.

Antony Blinken lors de son entretien sur RTL
Antony Blinken lors de son entretien sur RTL
Crédit : Christophe Guibbaud
Antony Blinken était l'invité de RTL le 21 octobre
15:42
Antony Blinken, secrétaire d'État adjoint des États-Unis : "Il y a urgence à reprendre Raqqa"
00:59
Bataille de Mossoul : "Nous sommes devant un moment d'opportunité et d'urgence", déclare Antony Blinken
01:59
Bataille de Mossoul : "L'urgence c'est Raqqa", prévient le n°2 de la diplomatie américaine
10:02
Julien Absalon
Julien Absalon

Les forces irakiennes ont lancé dans la nuit de lundi 17 octobre une offensive de grande envergure pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays, aux mains de l'organisation terroriste État islamique depuis juin 2014. Cette opération militaire est appuyée par une coalition internationale d'une soixantaine de pays menée par les États-Unis. Après cinq jours de bataille, le gouvernement américain affiche son optimisme par la voix d'Antony Blinken, secrétaire d'État adjoint des États-Unis, au micro de RTL. "Nous avons devant nous un moment d'opportunité et d'urgence. Nous avons une chance de reprendre ce califat géographique que Daesh a essayé de présenter au monde. Nous allons donc pouvoir éliminer ce califat", assure dans un français quasi-parfait le bras droit de John Kerry.

Bien que le terrain soit principalement occupé par l'armée irakienne, personne n'a oublié que les précédentes opérations militaires américaines dans la région se sont bien souvent traduites par un enlisement. Dans cette bataille de Mossoul, l'objectif est donc de ne pas s'éterniser dans la phase purement militaire. Mais alors que le commandant en chef sur place a évoqué "des semaines voire des mois" d'action sur le terrain, Antony Blinken préfère ne pas "mettre de date dessus". Car si l'armée irakienne affirme progresser plus rapidement que prévu, les 5.000 à 6.000 jihadistes encore présents restent coriaces. "Ils ont eu du temps pour préparer leur défense. Ils ont hélas toutes sortes de bombes et d'autres moyens de tenir et de rendre la vie difficile", explique le représentant de Washington.

"Raqqa, la vraie capitale de Daesh"

Une fois que Daesh aura été délogé de Mossoul, l'administration américaine ne compte pas s'arrêter là et entend bien intervenir à Raqqa, le véritable fief de Daesh où des jihadistes de Mossoul sont d'ores et déjà en train de se replier, selon François Hollande. "L'urgence, c'est Raqqa. C'est de là que Daesh planifie les attaques extérieures. C'est la vraie capitale. Il y a urgence à prendre Raqqa, l'isoler tout d'abord et la saisir", prévient d'ores et déjà Antony Blinken à propos de ce sujet qui concerne particulièrement la France, car de nombreux jihadistes français se trouvent à Raqqa.

Mais à Mossoul, l'administration américaine devra faire attention à ne pas partir trop vite et oublier de stabiliser la région. Le proche du président Barack Obama reconnaît d'ailleurs aisément que le "plus important" sera les "questions humanitaires" en plus de l'autorité politique : "Il y aura beaucoup de gens déplacés. Les Nations unies et les pays concernés sont préparés à la chose. (...) Il y aura une grande solidarité internationale pour soutenir l'Irak".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/