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Bachar al-Assad accuse la Coalition d'avoir soutenu les terroristes

Dans une interview accordée à un média japonnais, le président syrien a remis en question la sincérité des USA et ses alliés dans la guerre contre le terrorisme en Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad lors d'une interview à un média Japonnais le 20 janvier 2017
Le président syrien Bachar al-Assad lors d'une interview à un média Japonnais le 20 janvier 2017
Crédit : Capture d'écran YouTube
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze

Le président syrien Bachar al-Assad s'est entretenu pendant un peu moins d'une demi heure avec un média japonnais le 20 janvier 2017. Une journée par ailleurs particulière dans le monde diplomatique puisque Donald Trump entre officiellement à la Maison Blanche, quand Barack Obama a refermé la porte du bureau ovale pour la dernière fois après huit ans de présidence. Un remplacement qui pourrait bouleverser l’échiquier politique international, le nouveau chef d'État étant plus proche de Vladimir Poutine que le précédent. 

Moscou et Damas sont des alliés dans les bombardements qui s'abattent la Syrie. Cet entretien du président Syrien est pour lui l'occasion de redire ce qu'il pense de la Coalition, bien qu'il ne l'ait jamais caché. Formée entre autre par les États-Unis, l'Arabie saoudite, la France, la Grande-Bretagne, elle aurait, selon lui, soutenu des terroristes. Prudence toutefois avec les groupes que Bachar al-Assad englobe dans sa définition de terroristes, sachant que lui-même est allié avec les hommes du Hezbollah, organisation placée sur la liste noire de l’Union européenne. La Coalition a en effet soutenu matériellement des groupes rebelles, comme l'ASL ou encore des groupes comme Ahrar ash-Sham ou Jaysh al-Islam aujourd'hui "reconnus par Poutine comme des interlocuteurs" pour les négociations, comme l'a expliqué Roman Caillet à RTL.fr, mais autrefois classés parmi les terroristes par Moscou. 

Les pays de la Coalition n’ont pas le droit de pleurnicher sur les citoyens syriens car ils sont la raison de leur meurtre pendant les six dernières années

Bachar al-Assad

Bachar al-Assad va encore plus loin dans ses accusations, comme le rapporte le site de l'agence de presse officielle de Damas. "Daesh a été créé en 2006 en Irak sous la supervision des États-Unis et la Turquie est impliquée directement dans le trafic de pétrole par Daesh, c’est pourquoi, on ne peut pas prévoir une guerre sincère contre Daesh par la Turquie et les États-Unis'", rapporte l'agence. Et d'ajouter que ces pays "n’ont pas le droit de pleurnicher sur les citoyens syriens [car] ils étaient la raison de leur meurtre pendant les six dernières années". La Turquie a en effet été visée pour des zones d'ombre concernant une certaine clémence à l'égard du trafic de pétrole avec l'État islamique (EI). 

Quant à la création de l'EI, son chef Abou Oumar al-Baghdadi mort en 2010 a bien été dans les geôles américaines en Irak en 2006 avant d'être libéré, comme grand nombre de combattants jihadistes. Toutefois, Bachar al-Assad oublie peut-être de préciser que beaucoup de membres de Daesh viennent également des prisons de Syrie. Ainsi, le chef d'État syrien, d'après plusieurs observateurs, aurait lui-même libéré des détenus terroristes de ses prisons afin de légitimer sa répression sur les civils aux yeux de l'Occident. D'autant que si Bachar al-Assad brandit la lutte contre les terroristes pour ses actions en Syrie, les intenses bombardements russes à Alep-Est n'auront pas servi la cause, Daesh n'ayant jamais vraiment réussi à s'y installer. 

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