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Attentat à Ankara : le terroriste serait un Syrien lié au parti kurde du PKK

Le premier ministre turc a annoncé les résultats de l'enquête liée à l'attentat qui a fait 28 morts. De son côté, le PKK dément formellement.

Un attentat suicide a fait 5 morts et 10 blessées à Ankara le 17 février.
Un attentat suicide a fait 5 morts et 10 blessées à Ankara le 17 février.
Michael Ducousso
Journaliste

Les autorités turques ont annoncé les résultats de l'enquête sur l'attentat à la voiture piégée qui a fait 28 morts, mercredi 17 février, à Ankara. D'après leurs constatations, l'acte terroriste aurait été planifié par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les milices kurdes de Syrie. L'auteur de l'attaque serait un Syrien de 23 ans.

C'est le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, qui a pris la parole, jeudi 18 février, pour confirmer ces informations : "Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG (Unités de protection du peuple, milices kurdes de Syrie) qui s'est infiltré en Turquie", a-t-il déclaré en ajoutant que la police avait déjà procédé à neuf interpellations dans le cadre de son enquête. "Le nom de l'auteur de l'attentat est Salih Necar. Il est né en 1992 dans la ville d'Amuda, dans le nord de la Syrie (...). L'organisation terroriste et les YPG ont conjointement commis cette attaque", a détaillé le chef du gouvernement en insistant bien : "L'attaque à un lien direct avec les YPG".

Le PKK et l'YPG nient toute implication

Cependant, la branche armée kurde du PKK a démenti être à l'origine de l'attentat par la voix d'un de ses dirigeants, Cemil Bayik : "Nous ne savons pas qui l'a commis, mais cela peut être une riposte aux massacres de la Turquie au Kurdistan", a dit le responsable du PKK, cité par l'agence prokurde Firat.

En effet, depuis samedi, l'artillerie turque bombarde à un rythme quotidien des positions tenues par les YPG, qui ont profité de l'offensive des forces du régime de Damas dans la province d'Alep, appuyées par les raids aériens russes, pour prendre le contrôle de nouveaux territoires proches de la frontière turque. Le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara accuse les YPG et le PYD d'être des organisations "terroristes" car proches du PKK, qui mène depuis 1984 une lutte armée sur le sol turc.

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De son côté, le chef du Parti de l'union démocratique (PYD), a démenti jeudi toute implication de son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), dans l'attentat perpétré la veille à Ankara. "Ces accusations sont clairement liées à la tentative d'intervenir en Syrie", a ainsi affirmé Saleh Muslim."Nous n'avons jamais entendu parler de Salih Necar".

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