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Assassinat de Kennedy : "Nous n'aurions pas pu le sauver", explique un chirurgien

TÉMOIGNAGE - Cinquante ans après l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas, "RTL" a recueilli le témoignage d'un des chirurgiens réquisitionnés pour opérer le président des États-Unis.

Photo prise le 22 novembre 1963, du convoi du Président J. F. Kennedy juste avant son assassinat à Dallas
Photo prise le 22 novembre 1963, du convoi du Président J. F. Kennedy juste avant son assassinat à Dallas Crédit : AFP / Archives
Rémi Sulmont
Rémi Sulmont Journaliste RTL

A l'occasion du cinquantième anniversaire de l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, RTL part toute cette semaine à la rencontre des témoins de cette tragédie qui a changé l'Amérique. Premier témoignage : celui de Ronald Jones, l'un des chirurgiens qui se trouvait dans le bloc opératoire - la fameuse "Trauma room number one" - de l’hôpital Parkland.

Le médecin a eu un "flash d'adrénaline"

Le médecin, alors âgé de 30 ans, déjeunait à la cafeteria avec d'autres chirurgiens quand, chose rarissime, ils ont tous immédiatement été réquisitionnés. Il avoue qu'il n'avait jusque-là vu aucun président des Etats-Unis. "Au moment d'entrer dans le bloc, j'ai eu un flash d'adrénaline quand je me suis rendu compte que j'allais travailler sur le président", explique-t-il.

Une première balle a traversé la tête de Kennedy. Une autre a fait voler en éclat son crâne. "Il avait son costume, donc j'ai pris les ciseaux et j'ai découpé les manches de sa chemise et sa veste", raconte Ronald Jones. "Ainsi, j'ai trouvé une veine", ajoute le médecin, alors chargé de l'intraveineuse. Trachéotomie, massage cardiaque : on tente de faire surgir un battement, un souffle.

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J'ai eu l'impression que Madame Kennedy savait que ce qui pouvait arriver

Ronald Jones, chirurgien
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Puis, "Madame Kennedy nous a dit qu'elle ne voulait pas que le président soit déclaré mort avant qu'un prêtre arrive", témoigne le chirurgien. "J'ai eu l'impression qu'elle savait que ce qui pouvait arriver, et que c'était arrivé", ajoute-t-il. A 13 heures, le président des Etats-Unis est déclaré mort. "Il était probablement décédé dès que nous l'avons vu. Nous n'aurions pas pu le sauver. Le cerveau sortait sur la table d'opération", précise le docteur Jones, encore désolé, un demi-siècle après, de ne pas avoir pu changer le destin de l'Amérique.

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L'assassinat de JFK, 50 ans après : le témoignage du Dr Ronald Jones Crédit Image : Nicolas Gouhier / RTL | Crédit Média : Rémi Sulmont | Durée : | Date :
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2013-11-18 08:02:00
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