1 min de lecture Angela Merkel

En visite à Athènes, Merkel affirme que la Grèce doit "rester dans l'euro"

La chancelière allemande Angela Merkel est arrivée mardi matin à l'aéroport d'Athènes, entourée de mesures de sécurité draconiennes, pour une visite de quelques heures, en soutien au gouvernement grec qui fait face à des manifestations anti-austérité. Il s'agit de la première visite de la chancelière depuis le début de la crise et de la dette en 2010.

Alexia Kefalas Journaliste RTL

Merkel  veut que la Grèce reste dans l'euro" 

La chancelière allemande Angela Merkel a salué mardi les "efforts" et "progrès accomplis" par la Grèce, et a souhaité que le pays en grosse difficulté financière, économique et sociale "reste dans l'euro". "Nos discussions montrent clairement qu'il y a, en ce moment, des progrès tous les jours" a-t-elle ajouté en se déclarant "convaincue que l'effort difficile en vaut la peine".

"Beaucoup a été accompli. Il y a encore beaucoup à faire et l'Allemagne et la Grèce travailleront ensemble très étroitement", mais "si on ne résout pas les problèmes maintenant, ils se manifesteront plus tard de façon encore plus grave", a averti la chancelière. Mme Merkel s'est servie de son expérience de la transition en Europe de l'Est pour manifester sa compréhension à l'égard des Grecs: "je sais très bien, comme je viens des pays de l'Est, que les réformes vont prendre pas mal de temps" a-t-elle dit.

De son côté, le Premier ministre grec Antonis Samaras a indiqué l'avoir assurée que la Grèce était "déterminée à tenir ses engagements" tant d'ajustement budgétaire que de réformes structurelles. "J'ai souligné à la chancelière que le peuple grec saigne, mais est déterminé à rester dans l'euro", a ajouté M. Samaras.

L'Allemagne et la Grèce ont indiqué également travailler sur des sujets de développement bilatéraux en matière "d'amélioration du système de santé" et de "modernisation de l'administration régionale".

Tension dans les rues d'Athènes

Sa visite est marquée par la tension en Grèce, qui se voit imposer de nouvelles réformes d'austérité par l'Eurogroup, à appliquer en tout juste dix jours.

La police a tiré mardi des gaz irritants contre des manifestants qui jetaient des morceaux de marbre contre les forces anti-émeutes dans le centre d'Athènes.

Le petit groupe de manifestants, quelques dizaines, a ainsi été repoussé alors que se poursuivait une manifestation pacifique anti-austérité de quelque 25.000 personnes place Syntagma devant le Parlement, pendant que la chancelière allemande était reçue au palais du Premier ministre.

Des escarmouches du même type ont continué à éclater sporadiquement, sans toutefois gagner en ampleur, la police se limitant à des ripostes ponctuelles. "Vous n'êtes pas les bienvenus. Dehors les impérialistes" disait une banderole dans la foule, restée, elle, calme. "Au peuple allemand: la prochaine fois vous ne pourrez pas dire: nous ne savions pas", clamait une autre.

Deux drapeaux nazis frappés de la svastika ont été brûlés par des manifestants sur la barrière de métal qui protège le parlement, sous le regard d'une nuée de photographes du monde entier, dans une mise en scène qui semblait presque étudiée.

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