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Armes chimiques en Syrie : "chaque heure compte" selon Ban Ki-moon

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon veut que les équipes de l'ONU arrivent à temps pour enquêter sur les armes chimiques en Syrie sans entraves.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Chaque heure compte",  pour la mise en oeuvre de l'enquête des experts de l'Onu sur l'attaque présumée à l'arme chimique en Syrie,  selon le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon lundi 26 août. Les Occidentaux craignent qu'il soit déjà trop tard.

Craintes de disparition de preuves

"Chaque heure compte. Nous ne pouvons pas nous permettre de délai supplémentaire", a déclaré Ban Ki-moon à Séoul, quelques heures avant le début d'une mission d'inspection de l'Onu dans la zone, près de la capitale syrienne, théâtre mercredi 21 août dernier d'une attaque chimique présumée.

Le monde regarde la Syrie

Ban Ki-moon
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Le régime de Damas a donné le feu vert à cette mission mais les pays occidentaux, dont Washington et Londres, ont déploré que le régime syrien ait tardé à autoriser les experts de l'Onu à se rendre sur place, permettant la disparition de preuves. "Le monde regarde la Syrie", a déclaré Ban Ki-moon, soulignant une fois de plus que les experts de l'Onu doivent avoir "un accès libre" au site et pouvoir mener une enquête "complète, approfondie et sans entrave".

"Crime grave contre l'humanité"

"Nous ne pouvons pas laisser impuni ce qui apparait être un crime grave contre l'humanité", a ajouté le patron de l'Onu, à la fin d'une visite de cinq jours en Corée du Sud, son pays natal. Le succès de cette enquête "est dans l'intérêt de tous" et aura "un impact de dissuasion" important sur d'éventuels projets d'utilisation d'armes chimiques, a ajouté Ban Ki-moon.

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Médecins sans frontières a fait état samedi 24 août de 3.600 patients "présentant des symptômes neurotoxiques" arrivés en moins de 3h mercredi matin dans trois hôpitaux de la région de Damas, dont 355 décédés, sans pouvoir "confirmer scientifiquement la cause de ces symptômes".

Se basant sur des rapports médicaux, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a comptabilisé plus de 300 morts par gaz toxique, dont des dizaines de rebelles. L'opposition affirme que 1.300 personnes sont mortes dans cette attaque chimique. Le régime de Damas dément formellement avoir perpétré l'attaque avec des gaz toxiques.

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