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Argentine : en plein débat sur l'avortement, les opposants sont dans la rue

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi 7 mars contre un projet législatif visant à légaliser l'interruption volontaire de grossesse en Argentine.

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Crédit Image : JUAN MABROMATA / AFP

Les opposants à l'avortement veulent se faire entendre. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi 7 mars, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, contre un projet législatif visant à légaliser l'interruption volontaire de grossesse en Argentine.

Rassemblés sous le slogan "Oui à la vie", les manifestants ont dénoncé ce projet de loi, déposé la veille au Parlement avec l'aval de 71 élus. "C'est un débat qui ne devrait pas avoir lieu, car il s'agit de faire le choix entre la vie et la mort", selon les propos tenus par un jeune père de famille.

En Argentine, une centaine de femmes par an décèdent en raison d'avortements clandestins. Dans le pays, l'IVG n'est légale qu'en cas de viol ou de risque pour la vie de la mère. 

Plusieurs tentatives infructueuses

Durant la présidence de Cristina Kirchner (2007-2015), l'Argentine s'est placée à l'avant-garde pour le mariage homosexuel, le droit des travestis et transsexuels, mais l'ex-présidente s'est toujours opposée à la légalisation de l'avortement, sous la pression de l'Église.

Le projet de loi a atteint ce stade pour la première fois, après six tentatives infructueuses depuis 2008, faute de signataires suffisants.

La proposition de loi devrait commencer à être débattue le 20 mars en commission, puis environ deux mois plus tard dans l'hémicycle, où les positions des 257 députés restent très incertaines. Mais le chemin est encore long en Argentine alors que le Sénat est encore plus réticent à légiférer sur le sujet, qui divise particulièrement la société argentine. 

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