1 min de lecture Faits divers

Aqmi menace de tuer les otages français enlevés au Niger

L'inquiétude est grande concernant le sort des six otages français détenus par Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Ils sont menacés de mort par ce mouvement extrémiste qui, dans un message publié sur Internet et adressé aux familles des quatre otages enlevés en 2010 à Arlit, accuse Paris de préparer une invasion du nord du Mali avec des pays africains pour aider l'armée malienne à reconquérir cette région contrôlée par des extrémistes islamistes. Les auteurs du message disent qu'Aqmi est prête à négocier avec la France mais que celle-ci doit faire le premier pas. Sans doute un chantage pour obtenir une rançon.

Photomontage des 4 otages français enlevés au Niger, de gauche à droite et de haut en bas: Daniel Larribe, Marc Feret, Thierry Dol et Pierre Legrand.
Photomontage des 4 otages français enlevés au Niger, de gauche à droite et de haut en bas: Daniel Larribe, Marc Feret, Thierry Dol et Pierre Legrand. Crédit : AFP/Archives
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La rédaction de RTL et Brice Dugénie

Menaces

Les auteurs du message, qui s'adressent aux familles de quatre des six otages, accusent les nouveaux dirigeants français de ne pas "s'attaquer aux causes réelles qui ont fait que les intérêts de la France sont menacés par les moudjahidine."

Au lieu de "corriger les erreurs" que sont "l'occupation de terres musulmanes et la lutte contre l'Islam et son peuple", ajoutent-ils, "nous les avons vu récemment aggraver les choses (...) et appeler à envahir les terres musulmanes au Mali".

"Cette initiative folle provoquera non seulement la mort des otages mais fera sombrer la France dans l'Azawad (Ndlr, le nord désertique du Mali) et lui apportera, ainsi qu'à son peuple, plus de tragédies et de catastrophes", lit-on dans ce texte en arabe.

"La France doit faire le premier pas"

Pour la première fois, Aqmi s'adresse directement aux familles des quatre Français - salariés du groupe nucléaire français Areva et de sous-traitant Satom, enlevés en 2010 à Arlit au Niger - qu'elle retient en otages depuis deux ans.

"Nous annonçons, via ce communiqué, notre disponibilité aux négociations", affirment les islamistes, qui ajoutent: "c'est le gouvernement français qui a fermé la porte aux négociations et continue de mettre en danger la vie de vos fils".

"Nous attendons de votre gouvernement qu'il fasse le premier pas, juste en prenant contact avec nous, afin de pouvoir tenir ses dernières promesses et assurances aux familles", dit encore l'organisation.

Les trois régions administratives du nord du Mali - Tombouctou, Gao et Kidal - sont occupées depuis plus de cinq mois par différents groupes alliés d'Aqmi, qui multiplient les exactions en prétendant imposer la charia (loi islamique).

Inquiétudes à Paris

En visite à Paris, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a déclaré mercredi que les otages étaient toujours en vie mais qu'il n'y avait pas de négociations. "Nous voyons avec les autorités françaises comment on peut établir des passerelles pour qu'un dialogue puisse s'instaurer véritablement", a-t-il dit dans une interview à France 24. "Nous n'avons pas engagé de négociations avec eux (les ravisseurs)."

Ceux-ci ont diffusé il y a une quinzaine de jours une vidéo montrant quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, dans le Nord du Niger, où ils travaillaient pour le groupe nucléaire Areva et un de ses sous-traitants. Les deux autres otages français sont deux hommes enlevés le 24 novembre 2011 dans le nord du Mali.

François Hollande a reçu il y a une semaine les familles des otages, qui ne sont pas vraiment sorties rassurées de cet entretien.

(Avec dépêches)

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