1 min de lecture Union européenne

"Le vent du dégagisme continue de souffler en Europe", constate Alba Ventura

ÉDITO - À l'Élysée, on a suivi avec attention les résultats politiques en Italie et en Allemagne ce week-end : outre-Rhin, la formation d'une nouvelle coalition "centre droit-centre gauche" emmenée par Angela Merkel ; de l'autre côté des Alpes, une poussée fracassante des eurosceptiques.

L'Edito politique
"Le vent du dégagisme continue de souffler en Europe", constate Alba Ventura
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : AFP / FILIPPO MONTEFORTE
Voir la suite

Ce que je trouve frappant, c'est le vent du "dégagisme", que nous avons connu ici en France, qui continue de souffler en Europe. On le voit très nettement en Italie, où Silvio Berlusconi s'est fait déborder par son extrême droite, par ses alliés de La ligue, ce parti proche de Marine Le Pen.

Berlusconi, qui croyait qu'en revenant à 81 ans allait endiguer le populisme, s'est fait balayer. Mais aussi les socialistes italiens - le Parti démocrate de Matteo Renzi - a été laminé.

La droite berlusconienne (dite "modérée") et le Parti démocrate ont été supplantés par l'extrême droite et la montée en puissance du Mouvement des 5 étoiles - le mouvement, qui se dit "anti-système", est arrivé en tête des législatives.

En Allemagne, cela n'a pas été aussi brutal. C'est vrai que le vent du dégagisme n'a pas soufflé aussi fort outre-Rhin, parce qu'il y a moins d'instabilité. Ce qui permet à Angela Merkel d'être encore là pendant quatre ans.

Mais je peux vous dire que la chancelière fait face à des vents contraires assez violents, depuis qu'aux dernières législatives, en septembre, plus de 90 députés de l'AfD, le parti d'extrême droite, ont fait leur entrée au Bundestag.

Cela a secoué très fort au sein de son propre parti. Les plus conservateurs de la CDU lui ont reproché d'être trop centriste et ils ont tout fait pour faire capoter la coalition. Angela Merkel s'en est sortie parce qu'elle lâché pas mal de lest.

Mais la grande coalition qui va être à l'oeuvre va être la planche de salut des vieux routiers de la politique allemande. Et on peut d'ores et déjà parier que ce qui viendra après Merkel sera très différent : plus à droite, moins européen.

Contenus sponsorisés