2 min de lecture Union européenne

Alain Duhamel : "Après ses déclarations fracassantes, Alexis Tsipras a fait marche arrière"

REPLAY / ÉDITO - Alexis Tsipras n'a plus la même aura en Grèce où sa réforme fiscale, faite pour répondre aux exigences européennes, divise le peuple.

La Semaine Politique - Duhamel La semaine politique d'Alain Duhamel Alain Duhamel iTunes RSS
>
Alain Duhamel : "Après ses déclarations fracassantes, Alexis Tsipras a fait marche arrière" Crédit Image : Damien Rigondeaud | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
La Semaine Politique - Duhamel
Alain Duhamel Journaliste RTL

Avant que les négociations entre la Grèce et ses créanciers n'aboutissent finalement en faveur des exigences de l'Europe, Alexis Tsipras était un "dissident" en qui la Grèce a eu confiance pour redresser la situation. Un statut qui a évolué en Grèce, après que le pays se soit plié aux règles restrictives de l'Union européenne. 

"Il y a un an, Alexis Tsipras faisait rêver la Grèce et aujourd'hui, il l'a fait pleurer. En janvier 2015, il était tout feu tout flamme, il était le bruit et la fureur, il allait tout casser, tout changer, il allait faire plier l'Europe et puis il s'est aperçu que s'il quittait l'Euro c'était le naufrage final", analyse ainsi Alain Duhamel pour RTL.

Devant l'Europe, Tsipras a consolidé sa position, mais pas en Grèce

En raison de ces mesures auxquelles la Grèce doit faire face pour satisfaire ses créanciers, le Premier ministre a donc dû opter pour plusieurs réformes, dont celle concernant la fiscalité, qui fait grincer des dents. "Sur le fond il est obligé de faire sa réforme des retraites à 67 ans et il est obligé surtout d'inaugurer en Grèce une politique fiscale terrible, ce qui fait qu'il doit faire face à ce que l'on appelle la révolte des cravates, qui sont les professions libérales et les PME et qui ne supportent plus ce qu'on leur propose de faire. On voit donc déjà la droite modérée qui remonte", explique notre éditorialiste.

Les choses sont d'une certaine manière plus normales même si elles ne sont pas agréables

Alain Duhamel
Partager la citation

Une politique qui l'a donc fragilisé sur la scène politique nationale, mais qui l'a renforcé en Europe, où l'ultra gauche souffre d'un manque de "gouvernants", selon Alain Duhamel. "Par rapport à l'année dernière Alexis Tsipras a évidemment redoré son image devant l'Europe", a-t-il indiqué dans son édito. Néanmoins, les mesures appliquées rendent les choses très compliquées en Grèce. 

À lire aussi
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon célébrant la défaite de la cheffe des Libéraux-démocrates Jo Swinson jeudi 12 décembre 2019 Royaume-Uni
L'Écosse en route vers un nouveau référendum d'indépendance ?

"Les choses sont d'une certaine manière plus normales même si elles ne sont pas agréables parce que l'Europe est inflexible, que les conditions exigées sont extrêmement difficiles, que la Grèce n'a pas réellement les moyens d'y faire face, que si elle n'a pas l'aide financière rien ne pourra se débloquer et que pour avoir cette aide financière, elle doit passer par les fourches Caudines", conclut Alain Duhamel en rappelant que la Grèce est également empêtrée, malgré elle, dans une polémique à propos de Schengen et de l'afflux des migrants. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Union européenne Grèce Vidéo
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants