2 min de lecture Afghanistan

Afghanistan : MSF quitte Kunduz après le bombardement de son hôpital

L'ONG a fait évacuer son personnel après le bombardement qui a coûté la vie à 19 personnes à Kunduz.

Un check-point près de l'aéroport de Jalabad en Afghanistan le 2 octobre 2015. (Illustration).
Un check-point près de l'aéroport de Jalabad en Afghanistan le 2 octobre 2015. (Illustration). Crédit : Noorullah Shirzada / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Médecin sans Frontières a décidé de fermer son centre de soins à Kunduz au lendemain d'un bombardement qui a fait 19 morts, dont 12 employés et 7 patients. L'attaque pourrait avoir été opérée par l'armée américaine mais Barack Obama n'a pas confirmé l'information. Il a présenté ses condoléances et annoncé attendre les résultats de l'enquête "avant de porter un jugement définitif sur les circonstances de cette tragédie".

La fermeture du centre de soins de MSF est un coup terrible pour la population civile de Kunduz prise dans les combats entre l'armée afghane et les rebelles talibans pour le contrôle de cette grande ville du nord afghan. C'est le seul établissement capable de soigner les blessures de guerre les plus graves dans le nord-est de l'Afghanistan. "L'hôpital de MSF n'est plus en état de fonctionner. Les patients qui se trouvent dans un état critique ont été transférés vers d'autres établissements médicaux. Plus aucun employé de MSF ne travaille dans l'hôpital", a déclaré à l'AFP Kate Stegeman, porte-parole de l'ONG en Afghanistan. "A l'heure actuelle, je ne peux pas vous dire si le centre de traumatologie de Kunduz rouvrira ou pas", a-t-elle ajouté.

Le terme de dommage collatéral refusé par MSF

L'ONG affirme avoir transmis à de nombreuses reprises les coordonnées GPS de l'hôpital pour éviter tout incident. Mais elle affirme que même après avoir averti l'armée afghane que des premiers tirs avaient touchés l'établissement, les bombardements se sont poursuivis. "Les impacts étaient très ciblés, toujours sur le même bâtiment. L'avion est parti, puis il est revenu pour redonner suite à une série d'impacts, exactement sur le même bâtiment", a expliqué le Dr Bart Janssens, directeur des opérations de MSF, à l'AFP.


Pourtant, l'ONU est vite montée au créneau, qualifiant ce bombardement d'"inexcusable". La frappe aérienne pourrait relever du "crime de guerre" si elle était jugée "délibérée par la justice", a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein. Une colère reprise à son compte par MSF. Sa présidente, Meinie Nicolai, a même refusé que le terme de "dommages collatéraux" soit accolé à cette "tragédie".

À lire aussi
Plus de 60 morts dans un attentat terroriste en Afghanistan terrorisme
Afghanistan : un attentat de Daesh fait 63 morts lors d'un mariage à Kaboul

Selon un responsable américain, l'enquête va porter sur le rôle joué par un avion américain AC-130, un appareil dérivé de l'avion de transport C-130 équipé de plusieurs canons pour mener des opérations d'appui au sol. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Afghanistan Bombardements Al-Qaïda
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants