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Affaire Vatileaks : le pape gracie son ancien majordome

Il avait été condamné en octobre dernier à un an et demi de prison par le Tribunal du Vatican. Le majordome du pape Paolo Gabriele, puni pour le "vol aggravé" de centaines de documents confidentiels, a finalement été gracié ce samedi par Benoît XVI en personne. "Le Saint-père, dans un acte très paternel, s'est rendu en personne auprès de Paolo Gabriele pour lui communiquer qu'il lui avait accordé sa grâce", a dit le père Lombardi à la presse. La rencontre a duré un quart d'heure environ, selon le Vatican.

Il voulait remettre l’Église "sur les rails"

Fidèle serviteur de Benoît XVI, Paolo Gabriele lui préparait ses habits de cérémonie, lui servait ses repas. Sur les photos officielles, on le voit toujours à proximité du pape, y compris dans la papamobile.

Mais pendant des mois, il subtilisé et photocopié des dizaines de documents confidentiels du pape et de ses collaborateurs. Sous le nom de code de "Maria", il les transmettait ensuite au journaliste Gianluigi Nuzzi qui les a utilisés dans un livre, "Sua santità" ("Sa Sainteté"), révélant rivalités et violentes animosités, en particulier à l'encontre du numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.
  
Dans la correspondance du pape figure notamment la lettre d'un ancien haut responsable du Vatican se plaignant d'avoir été mis à l'écart après avoir tenté de lutter contre la corruption au sein du Saint-Siège.

L'ex-majordome a reconnu les faits. Lors de ses interrogatoires, il a expliqué qu'il avait agi pour révéler le "mal et la corruption" au sein du Vatican. Se pensant mandaté par "l'Esprit saint", il trouvait que le pape n'était pas suffisamment informé et voulait remettre l'Eglise "sur les rails".

Arrêté le 23 mai dernier, il a passé 53 jours dans une cellule de la gendarmerie du Vatican, avant d'être placé fin juillet aux arrêts domiciliaires.

Une grâce papale qui n'est pas une surprise

Le procès a été assez rapide puisque Gabriele a admis les faits. Une grâce du pape Benoît XVI en faveur de son ex-majordome était déjà "très vraisemblable" au moment de la condamantion en raison de son casier judiciaire vierge et de ses services rendus à l'Eglise.

A propos de Gabriele, les enquêteurs avaient parlé d'"un sujet impressionnable capable de commettre des actions pouvant lui nuire et nuire aux autres". Deux rapports psychiatriques ont été effectués. L'un parle d'un "grave malaise psychologique caractérisé par l'inquiétude, la tension, la colère, la frustration". Un autre parle d'une "personnalité fragile avec des aspects paranoïaques qui cachent une profonde insécurité".

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