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Affaire Roy Moore : un journal américain passe de peu à côté d'un piège

Aux États-Unis, le "Washington Post" a échappé de peu au lynchage médiatique en déjouant un piège tendu par une journaliste dans l'affaire Roy Moore.

La Revue de Presse
Affaire Roy Moore : un journal américain passe de peu à côté d'un piège
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : JOE BUGLEWICZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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C'est une histoire digne d'House of Cards. Vous reconnaissez le générique de cette série sur les coulisses de la Maison blanche, à chaque épisode ou presque, un complot complètement dingue. Et bien la réalité dépasse parfois la fiction. Le très prestigieux Washington Post a bien failli en faire les frais. C'est ce que nous raconte ce matin le Huffington Post. Le journal a en effet révélé hier avoir été victime d'un complot machiavélique destiné à salir sa réputation.

Tout commence il y a quelques jours. Une femme se rend au journal, expliquant avoir eu une relation sexuelle alors qu'elle avait 15 ans avec Roy Moore, ce candidat républicain au Sénat, accusé d'agressions sexuelles et soutenu coûte que coûte par Donald Trump. Elle explique qu'il l'a même, à l'époque, convaincue d'avorter. Du pain béni pour le Washington Post qui a récemment révélé le scandale autour de cet ultra-conservateur. Sauf que la victime est en fait une fausse victime et son histoire, un piège destiné à discréditer le quotidien.

Après vérifications, plusieurs journalistes découvrent que la jeune femme est en fait membre de Project Veritas, cette organisation qui piège avec de faux reporters, les grands médias accusés de partialité envers Donald Trump.

Heureusement le journal s'en aperçoit à temps et diffuse l'intégralité des vraies-fausses accusations dès hier. L'histoire de l'arroseur arrosé. Embarrassant en tout cas pour le président qui avait fait un don de 10.000 dollars à cette organisation pendant sa campagne.  

Conte de fée moderne

À la une de la presse britannique, le prince Harry et sa future épouse. L'image est partout
"voilà l'heureuse élue" titre le Sun. Photo qu'on retrouve également mais pas à la une, dans bon nombre de vos journaux. Ici en France : "l'histoire d'un conte de fée moderne". 

"Pour la première fois, rappelle Le Parisienune Américaine, métisse, catholique, divorcée et de trois ans plus âgée que son fiancé va intégrer les rangs de la famille royale. Il est loin le temps, écrit le journal, où le futur Edouard VIII avait préféré renoncé au trône pour épouser une roturière américaine, divorcée et conçue hors mariage". 

Un nouveau quinquennat pour le glyphosate

Non ce qui fait la une des quotidiens français ce matin c'est l'affaire du glyphosate.
"Le glyphosate résiste" titre Les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Cinq ans de plus" pour le Courrier Picard. "Avantage Monsanto" résume de son coté Ouest France
"Il est coriace. Comme les mauvaises herbes qu’il est chargé d’éradiquer" écrit Patrick Moyon. 

"Dans ce dossier, rappelle le journaliste, c'est l’Allemagne qui a fini par faire pencher la balance. Passant de l’abstention lors du vote précédent à l’approbation. On pouvait imaginer le contraire, compte-tenu des négociations en cours entre Angela Merkel et les écologistes en Allemagne. Mais le réalisme froid de l’économie a, conclut-il, eu le dernier mot".

Notre-Dame-des-Landes au rapport

Dans La Croix, autre dossier brûlant. Risqué aussi pour le ministre de la transition écologique. Celui de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Lorsque les médiateurs mandatés par le gouvernement en juin dernier sont sur le point de rendre leur rapport, le quotidien propose ce matin un dossier complet : "Pour ou contre. Douze questions pour comprendre ce qui oppose les protagonistes. L'aéroport de Nantes est-il saturé ? Le bruit impose-t-il un déménagement ? Y-a-t-il d'autres sites ? Quel serait l'impact sur l'environnement ? Retour sur cinquante ans de lutte". 

C'est en effet en 1967 que le site de Notre-Dame-des-Landes avait été choisi après l'étude de dix-huit sites. La réalisation de l'aéroport à l'époque était prévue pour 1985. 

"Cyberglandouille"

À propos de temps justement, Le Monde publie un grand papier qui j'en suis sûre va en intéresser plus d'un. "Éloge de la paresse au bureau". Non la procrastination n'est plus à prendre comme un synonyme de flemme mais comme celui de repos productif.

D'après une étude menée par une revue américaine, le fait, par exemple, de regarder des vidéos de chats permettrait notamment de dissiper les émotions négatives et de provoquer un regain d’énergie chez le travailleur.

À l'université de Pennsylvanie, un prof va même encore plus loin. Il propose depuis peu des cours de "cyberglandouille" intitulés "Wasting time on the internet", perdre son temps sur internet, selon lui flâner sur le web serait un moyen d'élargir son horizon. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire.

Triste anniversaire

En flânant sur le web je suis tombée sur la belle histoire du jour. Celle de cette jeune américaine qui vient de fêter ses 21 ans. Elle a partagé sur Twitter une photo du bouquet de fleurs envoyé pour son anniversaire par son père décédé en 2012. Bailey Sellers raconte que son père, mort d’un cancer à 56 ans alors qu’elle en avait 16, s’était arrangé pour lui faire livrer un bouquet chaque année le jour de son anniversaire, jusqu’à ses 21 ans, âge de la majorité aux États-Unis

"Ce sont les fleurs de mon 21ème anniversaire et les dernières. Tu me manques papa", a-t-elle tweeté le 24 novembre, accompagné d'une photo du bouquet et de la carte posthume écrite par son père. À ce jour, le tweet a été partagé plus de 350.000 fois et liké plus d’un million de fois.

Sur la carte, le père de Bailey rappelle à sa fille qu’il s’agit de la dernière lettre avant qu’ils "ne se retrouvent". "Je ne veux pas, écrit-il, que tu verses de nouvelles larmes pour moi ma fille adorée. Je serai toujours avec toi, regarde juste autour de toi et je serai là".

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