2 min de lecture Nucléaire

Accord sur le nucléaire iranien : une "erreur historique" pour un responsable israëlien

Un responsable gouvernemental israélien a lourdement dénoncé l'accord cadre conclu par les grandes puissances et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, jeudi 2 avril.

Les grandes puissances et l'Iran sont parvenus à un accord-cadre, jeudi 2 avril
Les grandes puissances et l'Iran sont parvenus à un accord-cadre, jeudi 2 avril Crédit : BRENDAN SMIALOWSKI / POOL / AFP
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff
et AFP

Le jour est d'importance, mais pas pour les mêmes raisons. Alors que Barack Obama saluait une "entente historique", un responsable israélien a tancé le compromis trouvé jeudi 2 avril entre les grandes puissances et l'Iran sur son programme nucléaire. "C'est un mauvais accord cadre qui conduira à un mauvais et dangereux accord" final, a t-il décrié, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Une "erreur historique qui rendra le monde beaucoup plus dangereux"

Il "donne une légitimité internationale au programme nucléaire iranien, dont l'unique but est de fabriquer la bombe atomique", a-t-il dit. "Si un accord (final) est conclu sur la base de cet accord cadre, ce sera une erreur historique qui rendra le monde beaucoup plus dangereux", a-t-il ajouté.

L'Iran "va continuer à enrichir de l'uranium, va poursuivre la recherche et le développement sur les centrifugeuses, et ne va fermer aucune de ses installations nucléaires, y compris le site souterrain de Fordo", a dénoncé ce responsable. Le pré-accord signé par l'Iran et le groupe composé des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de la Russie, de la Chine et de l'Allemagne) est en une étape fondamentale sur la voie d'un accord final d'ici au 30 juin. 

L'action militaire reste une option pour le ministre des Renseignements

Cet accord a vocation à résoudre le dossier du nucléaire iranien, qui empoisonne les relations de Téhéran avec la communauté internationale depuis plus d'une décennie. Peu avant l'annonce de l'accord-cadre à Lausanne (Suisse) où se sont déroulées les négociations, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu avait exigé que tout accord "réduise considérablement" les capacités nucléaires de Téhéran.

À lire aussi
La centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche (illustration) Canada
Canada : fausse alerte dans une centrale nucléaire

Son ministre des Renseignements, Youval Steinitz, avait lui affirmé plus tôt dans la journée que toutes les options, y compris l'action militaire, restaient sur la table pour son pays face à la menace d'un Iran doté de l'arme nucléaire. "Au moment où les représentants des grandes puissances serrent la main de (responsables) iraniens à Lausanne, l'Iran poursuit sa campagne de terreur et d'occupation au Yémen et à travers le Moyen-Orient", a fustigé Youval Steinitz, dans un communiqué. "Les sourires à Lausanne sont déconnectés de la réalité, dans laquelle l'Iran refuse de faire des concessions sur la question nucléaire et continue de  menacer Israël et le reste du Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Nucléaire Iran États-Unis
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants