1 min de lecture Russie

VIDEO - Poutine demande la clémence pour les "Pussy Riot"

"Il n'y a rien de bon dans ce qu'elles ont fait. Néanmoins, je ne pense pas qu'elles doivent être jugées trop sévèrement pour ce qu'elles ont fait" a expliqué le président russe Vladimir Poutine. Pourtant, c'est bien lui qui a porter plainte contre les trois femmes du groupe punk des "Pussy Riot" qui avaient entonné une "prière punk" contre sa présidence en février dans la principale cathédrale de Moscou.

Madeleine Leroyer Journaliste RTL

Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova, comparaissaient lundi devant un juge à Moscou. Les trois jeunes femmes du groupe punk "Pussy Riot" sont accusées d'avoir chanté une prière anti-Poutine dans une cathédrale de la capitale russe, le 21 février dernier. Les punkettes ont rejeté le chef d'accusation de "Hooliganisme" porté contre elles et clament leur innocence. Elles encourent jusqu'à sept ans de prison ferme .

"Marie, mère de Dieu, chasse Poutine"


Les trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot jugées pour une "prière punk" contre le président russe Vladimir Poutine en février, dans la principale cathédrale de Moscou, ont clamé lundi leur innocence lors de l'ouverture de leur procès, tout en regrettant d'avoir pu heurter les sentiments des religieux et des croyants.

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, arrêtées il y a cinq mois, et incarcérées en attendant leur procès, comparaissaient en justice pour avoir "infligé de profondes blessures morales à des chrétiens orthodoxes" et encourent jusqu'à sept ans de prison pour "hooliganisme".

La prière anti-Poutine des Pussy Riot :



La phrase de trop qui leur vaut cette agitation du pouvoir ? "Marie, mère de Dieu, chasse Poutine". En effet, ces jeunes femmes sont poursuivies pour avoir entonné, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une prière intitulée "Marie mère de Dieu chasse Poutine !" à l'intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur. "Nous n'avons procédé à aucune agression, nous n'étions animées que par l'envie d'améliorer la situation politique", insistent-elles.
 
Au total, cinq femmes du groupe Pussy Riot ont participé à cette action, mais seules trois ont été arrêtées par la police. Les juges ont ordonné leur maintien en détention jusqu'en janvier 2013. La sévérité du jugement sera un test pour Poutine.

Lire la suite
Russie Justice Procès
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants