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Tintin, le héros de BD qui parle toutes les langues

Les aventures de Tintin ont été traduites dans 100 langues et dialectes et plus de 230 millions d'album ont été vendus dans le monde depuis la création du héros de BD.

Photo d'illustration de l'affiche du film Tintin à Bruxelles le 17 octobre 2011.
Photo d'illustration de l'affiche du film Tintin à Bruxelles le 17 octobre 2011. Crédit : AFP / JOHN THYS
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Papiamentu, wolof ou saintongeais, Tintin ne cesse d'explorer les langues du monde entier depuis la fin de ses aventures. En décembre, est sorti un nouvel album de Tintin, "L'Ilate negue", la version de "L'Ile noire" en saintongeais, le patois de la région de Cognac (Charente). "Nous avons été surpris par le succès. Les 6.500 albums imprimés se sont arrachés comme des petits pains", se félicite Maryse Guedeau, à l'initiative du projet.

Tintin a récemment franchi le cap des traductions dans 100 langues et dialectes. Avec plus de 230 millions d'albums vendus dans le monde depuis sa création, il fait la course en tête avec Astérix. "Notre ambition est que Tintin soit lu dans un maximum de langues, qu'elles soient internationales ou locales", affirme Simon Casterman, le directeur commercial de Casterman, l'éditeur historique basé à Bruxelles.

Cet objectif est désormais atteint pour les grandes langues internationales, à l'exception notable de l'arabe en raison des difficultés liées au sens de la lecture de droite à gauche. Pour les langues régionales et locales, la stratégie de Casterman est surtout pragmatique. "Nous répondons aux demandes d'associations culturelles qui souhaitent traduire dans leur dialecte les aventures d'un héros connu de tous", explique Simon Casterman. Ces associations sont alors chargées de traduire, promouvoir et financer l'album. C'est ainsi que se sont multipliées depuis trente ans les éditions locales en France (breton, corse, ch'ti ou gruérien, dialecte du nord des Alpes) et en Belgique (anversois, ostendais ou gaumais).

Dupont et Dupond deviennent Hernandez y Fernandez en espagnol

Il a pris pied en 2013 en Afrique avec le wolof, une langue orale parlée par plus de 10 millions de personnes au Sénégal. "Par son aspect divertissant, cette BD constitue un outil d'une importance capitale pour la promotion du wolof, aussi bien au niveau national que de la diaspora", a salué Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, dans la préface de "Kumpag wangalang wi" ("Le secret de la Licorne"), traduit par des volontaires du monde entier contactés par internet.

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L'une des priorités de Casterman est désormais de trouver des relais en Inde, "où Tintin est très populaire en anglais", pour lancer des éditions en bengali, assamais ou tamoul. D'autres projets existent en araméen, en yiddish et en bambara, la langue nationale du Mali. La plupart de ces éditions sont enrichies d'un lexique afin de ne pas faire fuir les tintinophiles néophytes.

Les traducteurs doivent faire preuve d'imagination pour adapter les célèbres insultes "intraduisibles" du capitaine Haddock et les noms des héros. C'est ainsi que "Dupont et Dupond" sont devenus "Schutze und Schulze" en allemand, "Thomson and Thompson" en anglais, "Hernandez y Fernandez" en espagnol et "Ar Bras/Ar Braz" en breton.

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