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Nord : une maison de retraite neuve, mais pas aux normes, va être détruite

REPLAY - La "Voix du Nord" dénonce une construction gâchée ce jeudi 17 mars. Un établissement de santé vient d'être mis en vente alors qu'il n'a jamais servi.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Nord : une maison de retraite neuve, mais pas aux normes, est mise en vente Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Guerrier
Marie Guerrier et La rédaction numérique de RTL

"Vends maison de retraite neuve, 80 logements, jamais servie". Un titre sous forme de petite annonce à la Une de La Voix du Nord. C'est l'histoire d'un monumental gâchis. Au début des années 2000, des professionnels de santé décident de s'associer pour créer une maison de retraite privée à Lesquin dans la métropole lilloise. Une entreprise belge se charge des travaux et une imposante bâtisse sort de terre, mais la maison de retraite n'a jamais ouvert, car l'entreprise belge a construit la résidence selon des normes belges, qui n'ont donc rien à voir avec les normes françaises.

Aujourd'hui, la résidence murée et cernée de grilles est à l'abandon. Les porteurs du projet ont fondu dans la nature et il ne reste plus que la BNP Paribas, propriétaire de ce bien devenu encombrant, et qui voudrait s'en séparer. La Voix du Nord révèle qu'un promoteur parisien est sur les rangs pour racheter la parcelle pour cinq millions d'euros. Il veut démolir la maison de retraite pour en reconstruire une autre.

Le cardinal Barbarin est de nouveau dans la tourmente

"Un prêtre condamné pour des agressions sexuelles a-t-il encore une place dans l'Église ?" C'est la question que pose Le Midi Libre alors qu'une nouvelle polémique vise le cardinal Barbarin. L'archevêque de Lyon a nommé dans son diocèse un curé condamné pour agressions sexuelles lorsqu'il exerçait son ministère dans l'Aveyron. Agressions sur des adultes, quatre étudiants, la justice lui avait interdit d'entrer en contact avec les victimes et d'exercer toute activité professionnelle dans l'établissement où se sont produits les faits. Le curé a donc quitté Rodez pour Lyon et l'entourage de monseigneur Barbarin, cité par Le Midi Libre, explique que le juge d'application des peines avait autorisé le père Houpert à exercer en paroisse, mais le journal écrit : "ça ne répond pas au problème de fond, un curé condamné pour agressions sexuelles a-t-il encore sa place dans l'Église ?"

Le Parisien appelle cela la question du "recyclage" des ecclésiastiques qui ont fauté. Est-ce qu'il y a un droit à l'oubli ? Le vicaire général de Rodez répond oui, "d'un point de vue civil, une fois que la justice est passée", et il explique que d'un point de vue de l'église, il n'y a pas oubli, mais suivi et vigilance. Une annonce que réfute le collectif de victimes, la parole libérée. Il estime qu'on ne doit pas donner de seconde chance à un homme d'Église coupable de déviance, parce que le sacerdoce, c'est une vocation pour la vie, centrée sur la foi et la morale, au service de son prochain, et non pour l'agresser.

Être écrivain... est-ce un métier ?

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"Pas facile d'être un auteur", titre ce matin La Croix. Le Salon du Livre vient d'ouvrir à Paris et le journal dévoile une étude sur la difficile condition financière et sociale des auteurs. Les écrivains ont souvent une double vie, parce que la plupart ne vivent pas de leur plume, mais de revenus accessoires. Ils prennent part à des lectures, ils animent des ateliers, ils enseignent. Les revenus des auteurs baissent depuis les années 90, parce qu'il y a surproduction de livres. C'est un cercle vicieux que la société des gens de lettres explique : "on a tendance à produire plus pour tout simplement vivre, mais chaque livre se vend en moyenne à moins d'exemplaires, dans un système devenu fou."

Il y a aussi les romanciers qui aiment leur double vie. Mathias Énard, prix Goncourt 2015 qui sera l'invité du journal inattendu samedi sur RTL, raconte ce matin dans La Croix qu'il aurait pu vivre de sa seule plume depuis son roman Zone en 2008, mais il a choisi de garder son métier d'enseignant. "J'aime le contact avec les étudiants, le contact avec le monde", dit-il.

Pour ce qui est du monde et de la foule, les auteurs sont servis au Salon du livre avec des séances de dédicace à n'en plus finir. Le Parisien s'est amusé à demander à des romanciers à succès leur truc pour tenir la cadence. Yann Queffélec choisit toujours de porter une chemise bleue claire, il essaie d'être décontracté et signe toujours debout. Katherine Pancol a un fidèle compagnon, un stylo Pilot et sa bille d'encre, "on écrit très vite et on ne se tache pas les doigts", explique la romancière. Pour Bernard Werber, ce sont des feutres, beaucoup de feutres, "ça glisse et ça ne fait pas mal au poignet", lance l'auteur. Gilles Legardinier va poser un patch antidouleur sous sa chemise, car l'an dernier lors d'un autre salon, il s'est blessé en signant et il ne pouvait plus utiliser son bras. Grégoire Delacourt lui a toujours un ou deux sparadraps dans la poche pour prévenir les petites cloques. Enfin Amélie Nothomb déclare qu'elle a un poignet olympique. Elle va au Salon du livre comme à une fête et demande toujours une coupe de champagne. "Et bien sûr, j'ai toujours mon chapeau" dit-elle. 

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