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Le père retranché sur une grue annonce qu'il redescend

"Je descends d'ici une heure, j'ai fait mon boulot, donc il est temps de descendre", a déclaré par téléphone le père séparé retranché sur une grue de Nantes depuis vendredi, alors que la ministre de la Justice, Christiane Taubira, devait recevoir lundi les associations de défense des droits des pères. Serge Charnay, qui réclame le rétablissement de son droit de visite auprès de son fils, avait annoncé lundi matin qu'il descendrait de la grue après la réunion d'associations de défense des droits des pères, dont SOS Papa, avec Mme Taubira.

Serge Charnay avait fait savoir lundi matin qu'il ne redescendrait qu'après la réunion prévue dans la semaine entre des associations de défense des droits des pères et les ministres de la Justice et de la Famille
Serge Charnay avait fait savoir lundi matin qu'il ne redescendrait qu'après la réunion prévue dans la semaine entre des associations de défense des droits des pères et les ministres de la Justice et de la Famille Crédit : AFP / Franck Perry
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La rédaction numérique de RTL

De nombreux soutiens au pied de la grue

"C'est un papa qui sacrifie son cas personnel au bénéfice de tous les parents privés de leurs enfants." A Nantes, au pied de la grue occupée par Serge Charnay depuis trois jours et trois nuits, quelques personnes, amis ou anonymes, lui témoignaient lundi leur soutien. Sur l'immense engin jaune désaffecté, symbole des anciens chantiers navals nantais, flotte encore dans le vent la banderole que M. Charnay avait accrochée dès vendredi afin de revendiquer le rétablissement de son droit de visite: "Benoît, deux ans sans papa", peut-on lire. "Je descends d'ici une heure", a annoncé le père séparé vers 16h40.

Au sol, 40 mètres plus bas, un homme, d'origine mauritanienne, se montrait admiratif : "Il est courageux", a-t-il dit, sans dévoiler son nom. Lui aussi est divorcé, avec droit de visite de ses deux enfants. Et, aujourd'hui, il considère que le "combat" de M. Charnay "vaut pour tous les parents divorcés". "Cela me tient au coeur ce qu'il fait", a-t-il confié, fixant son regard sur la grue et la plateforme où M. Charnay a passé trois nuits. La silhouette de l'activiste se dessinait dans l'encadrement d'une fenêtre, semblant se réchauffer dans les rayons de soleil.

Mais, au pied de la grue, certains étaient plus nuancés. Un anonyme, venu des Sables-d'Olonnes (Vendée), lui demandait au téléphone de descendre: "Tu as marqué le coup mais ça risque de te porter préjudice", craignait-il. Le quai situé au pied de la grue, où s'activaient lundi des badauds et une bonne quinzaine de journalistes, est devenu dans la journée un lieu de promenade pour de nombreux curieux, venus seuls, en couple ou en groupe, voir M. Charnay, quelques heures assis face au soleil, sur la flèche de la grue (la partie horizontale).

Les gens s'arrêtaient, commentaient, certains prenaient des photos. Une main anonyme avait étalé par terre, face à la grue, une petite banderole disant "Courage, votre action est notre espoir". 

(avec AFP)

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Ouest Info Nantes
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