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Le père retranché à Nantes est redescendu de sa grue

Le père divorcé perché sur une grue depuis vendredi à Nantes a décidé de redescendre. Serge Charnay affirme pourtant ne pas être satisfait de la réunion qui a eu lieu autour de la ministre de la Justice sur les droits des pères, qui ne sont que 8% à avoir la garde des enfants. Il avait dit qu'il ne redescendrait que s'il y avait des annonces, mais il a tout de même quitté son perchoir, la lassitude l'ayant emporté.

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La rédaction numérique de RTL

Le père divorcé retranché depuis vendredi en haut d'une ancienne grue du port de Nantes pour obtenir le droit de voir son enfant est redescendu lundi de son perchoir tout en se disant "furieux" des propos du gouvernement sur le droit de garde des pères. Sur RTL , il a expliqué les raisons de sa décision : "Il est largement temps que je reprenne ma vie. Les déclarations de Mme Taubira et Mme Bertinotti ne me satisfont absolument pas et c'est un euphémisme. Je vais souffler un petit peu. Je risque de repartir à l'assaut bientôt".

Invitée de RTL Soir, Dominique Bertinotti,
ministre déléguée à la famille, n'a pas dressé le même constat. "Je pense qu'il faut être beaucoup plus nuancé dans cette appréciation et les associations qui sont venues sont reparties satisfaites qu'un dialogue ait pu se nouer". Pourquoi aller mettre quelque chose d'autoritaire alors que cela ne va pas répondre à la diversité des solutions des couples, donc effectivement, ayant enfin un système de médiation efficace. C'est aller vers une forme de déjudiciarisation de ces situations pour éviter qu'on rajoute du conflit au conflit".

De nombreux soutiens au pied de la grue

"C'est un papa qui sacrifie son cas personnel au bénéfice de tous les parents privés de leurs enfants." A Nantes, au pied de la grue occupée par Serge Charnay depuis trois jours et trois nuits, quelques personnes, amis ou anonymes, lui témoignaient lundi leur soutien. Sur l'immense engin jaune désaffecté, symbole des anciens chantiers navals nantais, flotte encore dans le vent la banderole que M. Charnay avait accrochée dès vendredi afin de revendiquer le rétablissement de son droit de visite: "Benoît, deux ans sans papa", pouvait-on lire.

Au sol, 40 mètres plus bas, un homme, d'origine mauritanienne, se montrait admiratif : "Il est courageux", a-t-il dit, sans dévoiler son nom. Lui aussi est divorcé, avec droit de visite de ses deux enfants. Et, aujourd'hui, il considère que le "combat" de M. Charnay "vaut pour tous les parents divorcés". "Cela me tient au coeur ce qu'il fait", a-t-il confié, fixant son regard sur la grue et la plateforme où M. Charnay a passé trois nuits. La silhouette de l'activiste se dessinait dans l'encadrement d'une fenêtre, semblant se réchauffer dans les rayons de soleil.

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Ouest Info Nantes
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