1 min de lecture Assemblée nationale

L'avocat Pierre Blazy, "Macho de l'année" des "Chiennes de garde"

L'association féministe "Les Chiennes de garde" a décerné jeudi le 5ème Prix du "macho de l'année" à l'avocat pénaliste bordelais Pierre Blazy pour ses propos sexistes sur ses consœurs. Il "devance" l'écrivain et journaliste Patrick Besson et le député UMP Lionnel Luca.

"Est-ce qu'une femme a les capacités pour le faire ?"
Monseigneur André Vingt-Trois, Louis Nicollin, Jean-Claude Elfassi, Maxime Valette et maintenant Pierre Blazy. A la veille de la journée des Droits des femmes, les "Chiennes de garde" ont décerné jeudi le sarcastique prix du "macho de l'année" à Pierre Blazy, un avocat pénaliste de Bordeaux.

En décembre 2012, Blazy avait affirmé, en réaction à l'élection d'Anne Cadiot-Feidt comme bâtonnière du barreau de Bordeaux, que les femmes n'avaient pas les "épaules" pour plaider au pénal. "Et surtout au pénal, il faut avoir les épaules très larges. Est-ce qu'une femme a les capacités pour le faire?... Je ne veux pas critiquer, mais vous n'avez pas d'avocates qui soient des avocates de renom, connues comme de grandes pénalistes, ça n'existe pas... est-ce qu'une femme a les capacités pour supporter le poids de toutes ces affaires?", avait-il déclaré au micro de France 3 Aquitaine.



Pierre Blazy en rajoute une couche
"C'est trop d'honneur pour moi", a réagi Pierre Blazy au micro RTL de Jean-Marc Terrier. "Je trouve ça presque immérité, a t-il poursuivi. Un homme est un homme, une femme est une femme, les deux sont complémentaires mais n'ont pas obligatoirement les mêmes qualités"

Et Pierre Blazy de se lancer dans des explications qui pourraient lui valoir le Prix pour l'année prochaine. "Si j'ai une chose un peu pénible à faire, je vais plutôt l'a confier à un homme. Je ne vois pas en quoi ça pose un problème".

Patrick Besson, Fleur Pellerin et la "geisha intellectuelle"
Pierre Blazy, lauréat d'un prix qui dénonce les déclarations machistes, devance au classement l'écrivain et journaliste Patrick Besson (membre du jury du Prix Renaudot), qui s'était lâché, en mai 2012 dans le Point, sur les femmes du gouvernement "partouze straight" de Jean-Marc Ayrault  traitant Najat Vallaud-Belkacem (ministre des Drois des femmes et porte-parole du gouvernement) "d'ingénue libertaire", Fleur Pellerin (ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique) de "geisha intellectuelle" ou encore Garde des Sceaux Christian Taubira de "Tanagra guyanais". Le tanagra ? Une statuette de terre cuite du temps de l'Antiquité. Ah oui, et aussi  de Yamina Benguigui la " Shéhérazade cinématographique".

Pour compléter le podium, les "Chiennes de garde" ont choisi les déclarations de Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes. "Fadela Amara, (.) j'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche..." ou encore "Valérie rottweiller. Et c'est pas sympa pour le chien, ça", avait-il notamment déclaré dans Nice Matin en avril dernier, provoquant une petite polémique pour s'être attaqué au physique de la compagne de François Hollande en pleine campagne présidentielle.

Valette, Elfassi, Nicollin, André Vingt-Trois
Les "Chiennes de garde", qui explique ne s'intéresser qu'aux propos, et non aux noms, ont crée ce prix en 2009 pour que l'on respecte la dignité des femmes et pour ne plus tolérer les insultent faites aux femmes en public de manière sexiste. En 2012, c'est le créateur du site "Vie de merde", Maxime Valette, qui avait été nommé pour son tweet très suspect à l'encontre de Tristane Banon, qui accusait Dominique Strauss-Kahn de viol. "La seule façon pour qu’elle la ferme, c’est la violer", avait gazouillé Valette.

En 2011, c'est le sulfureux paparazzi Jean-Claude Elfassi qui avait été primé pour son avis sur les femmes qui ont rendu publique une condamnation pour violences conjugales ("C’est des salopes qui n’ont rien d’autre à faire (...), c’est des amoureuses éconduites.").  En 2010, le présidenr de Montpellier  ("On est des hommes, pas des gonzesses") avait succédé au premier lauréat,
le cardinal-archevêque de Paris André-Vingt-Trois, dont la réponse à une plus grande participation de femmes aux célébrations liturgiques avait provoqué un mini-scandale. "Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête", avait-il affirmé.



 


Lire la suite
Assemblée nationale Associations Femmes
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7759213878
L'avocat Pierre Blazy, "Macho de l'année" des "Chiennes de garde"
L'avocat Pierre Blazy, "Macho de l'année" des "Chiennes de garde"
L'association féministe "Les Chiennes de garde" a décerné jeudi le 5ème Prix du "macho de l'année" à l'avocat pénaliste bordelais Pierre Blazy pour ses propos sexistes sur ses consœurs. Il "devance" l'écrivain et journaliste Patrick Besson et le député UMP Lionnel Luca.
https://www.rtl.fr/actu/insolite/l-avocat-pierre-blazy-macho-de-l-annee-des-chiennes-de-garde-7759213878
2013-03-07 15:23:00