1 min de lecture Angleterre

Angleterre : "Drugs Live : The Ecstasy Trial", l'émission qui drogue ses candidats

On dit que la télé est une drogue. Eh bien en Angleterre, elle fait plus fort, elle donne de la drogue aux gens. L'émission "Drugs Live : The Ecstasy Trial", qui sera diffusée le 26 et 17 septembre, bat tous les concepts déjà imaginés par la télé-réalité. Ce show fait déjà polémique, avant même d'être diffusé. Et il fait peur : les participants vont prendre une dose de 83 milligrammes de MDMA (le principe actif de l'ecstasy), pour que des chercheurs puissent étudier à l'IRM la réaction de leur cerveau.

Le 4MEC est importé de Chine et ressemble à l'ecstasy.
Le 4MEC est importé de Chine et ressemble à l'ecstasy.
Daniel Caron Journaliste RTL

De vrais cobayes humains

Un ex-député, un ex-soldat, un vicaire mais aussi l'acteur Keith Allen et l'écrivain Lionel Shriver font partie du casting de l'émission.

Ces volontaires vont prendre, « dans des conditions de laboratoire à l'Imperial College London », précisent les responsables du show, une dose de 83 milligrammes de MDMA, le principe actif de l'ecstasy. Le but est de regarder à l'IRM les effets sur leur cerveau.

Cette émission, qui sera présentée par John Snow, le très sérieux présentateur du JT du soir sur cette chaîne privée, fait déjà bondir certaines associations anglaises de lutte contre la toxicomanie. Elles estiment qu'il y a un risque d'incitation à la consommation de drogue.

En France, on imagine difficilement qu'une telle émission puisse arriver à l'antenne. En théorie ce serait possible, puisque la censure n'existe pas et que le CSA n'intervient qu'après la diffusion.

Mais il existe dans notre pays la loi de 1986 sur la liberté de communication qui dit que la télévision ne peut pas faire l'apologie du tabac ou même de l'alcool, et encore moins de la drogue.

Quant aux addictologues, ils s'insurgent contre une émission qui, sous couvert d'une caution scientifique (l'étude est conduite par des médecins), donne de la drogue aux gens.

« A une époque où l'on s'inquiète de l'innocuité des téléphones portables, on va aller donner à des gens des drogues qui, à l'inverse des médicaments, n'ont pas été testées sur l'homme. Qui plus est des substances qui peuvent induire chez les gens l'envie de recommencer. On joue avec le feu pour un motif de spectacle », estime le psychiatre et addictologue Michel Lejoyeux de l'hôpital Bichat.

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