1 min de lecture Santé

Implants mammaires : information judiciaire pour "homicide involontaire"

Après l'annonce du décès d'une femme de 53 ans qui avait porté des implants mammaires PIP, les autorités sanitaires françaises estiment qu'il n'est pas possible pour l'instant d'établir une lien entre le cancer de la défunte et les prothèses défectueuses. Mais la famille d'Edwige Ligoneche est persuadée du contraire. Katia Colombo, la sœur de la victime, a décidé de porter plainte "pour homicide involontaire". Des femmes porteuses de ces implants, "il y en a 30.000. Il faut les interpeller et les indemniser, pour qu'elles puissent faire une chirurgie réparatrice", dit-elle encore. Le parquet de Marseille, qui a reçu plus de 2.000 plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP, va ouvrir une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".

Une prothèse mammaire PIP défectueuse, le 10 juin 2010 à Marseille
Une prothèse mammaire PIP défectueuse, le 10 juin 2010 à Marseille Crédit : AFP / Archives, Gérard Julien
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Edwige Ligoneche s'était fait poser en 2005 des prothèses fournies par la société varoise PIP, accusée depuis d'utiliser du silicone industriel. Un an après, l'implant se fissurait, la patiente recevant alors une deuxième prothèse de même marque, jusqu'à ce que son chirurgien la recontacte en 2010, au moment où les pouvoirs publics lançaient l'alerte sur ces produits.

Début 2011, elle développe une inflammation. En avril, le lymphome est diagnostiqué.

Sa sœur, Katia Colombo, a annoncé jeudi son intention de déposer plainte "pour homicide involontaire". Pour elle, le lien entre lymphome et prothèse ne fait aucun doute: "L'inflammation au sein était très localisée, c'était l'endroit où la prothèse s'était fissurée", a-t-elle dit à l'AFP.

Un avis partagé par l'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP), qui a révélé mercredi le décès de cette femme.

Selon Me Philippe Courtois, leur avocat, cette conviction est fondée sur une "lettre du cancérologue (de la victime) qui dit clairement que le lymphome s'est développé au contact de la prothèse qu'elle portait".

 Pour l'agence des produits de santé (Afssaps), il s'agit du "premier" et "unique" cas de lymphome signalé à ce jour avec ce type d'implant, sans qu'il soit possible pour l'instant d'établir un lien de cause à effet.


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