3 min de lecture Braquage

Il n'aime pas les kebabs, alors il braque la Poste de Lourdes

À Lourdes, un multirécidiviste qui n'avait pas apprécié un kebab, s'est dirigé vers la Poste la plus proche pour réclamer 1.000 euros. Il l'a payé cher devant la Cour d'assises.

Le récidiviste a écopé de quatre ans de prison.
Le récidiviste a écopé de quatre ans de prison. Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL

Lourdes fait rarement parler d'elle pour des faits divers, c'est un fait. Pourtant, au printemps dernier, c'est bien un braquage qui a secoué la cité de Haute-Pyrénées. Une tentative de vol à main armée dont la cause est... un sandwich un "kebab" pour être précis. 

Il est énervé, alors il braque La Poste

Le 11 avril dernier, le bureau de postes de Lourdes a vécu une aventure surprenante. Un homme, le visage caché par une capuche rabattue, est entré d'un pas décidé et s'est dirigé directement vers le guichet et l'employée présente ce jour-là. Armé d'un grand couteau, il réclame 1000 euros, et vite. Heureusement pour tout le monde, le directeur de l'agence de La Poste et des clients se sont interposés. Pris de panique, l'assaillant prend la fuite, avant d'être rattrapé très rapidement, alors qu'il urinait contre un mur. 

Cela aurait pu être une histoire banale, sauf que la raison de la colère de Driss Menad, le braqueur, était un sandwich qu'il n'avait pas apprécié! "Au foyer, j'ai sympathisé avec un bon gars et je voulais l'aider", a-t-il déclaré à, la Cour d'assises de Haute-Garonne, dans des propos rapportés par La Dépêche du Midi. "Le soir, je lui ai demandé d'aller me chercher un américain pour moi et de prendre un kebab pour lui. Il a ramené deux kebabs, alors moi ça m'a énervé, parce j'aime pas les kebabs et je voulais un américain. En fait, il m'a manipulé et ça m'a mis en colère. Alors, je suis allé à la Poste pour m'en prendre à quelqu'un. Voilà."

Faudrait être un peu plus clément, quoi !

Driss Menad, condamné pour braquage
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La cohérence échappe donc largement au cas de Driss Menad, guidé par une colère à l'origine singulière. D'ailleurs il a réfuté le braquage devant la Cour : "C'était pas pour braquer, parce moi, les braquages  je sais comment il faut faire, j'ai l'habitude !" Une habitude acquise au fur et à mesure des délits qui l'ont conduit 13 fois à des condamnations

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Un état de récidiviste qui a amené le procureur a balayer toute clémence envers Menad. "On ne peut pas retenir le mouvement de colère, puisqu'il va tout droit au guichet et c'est bien pour braquer", a rappelé le procureur Puyo. "L'employée a été particulièrement traumatisée, avec ce couteau imposant, il aurait très bien pu la blesser."

Pas question donc de ne pas requérir de la prison ferme dans ce cas, et ce sont 4 ans que le réquisitoire de M. Puyo a demandé à la Cour. Un avis suivi par les assises de Haute-Garonne  qui ont mis Driss Menad derrière les barreaux, 15 jours après sa sortie. 

Au moment du jugement, le condamné a tenté de s'indigner : "Un braquage raté et au trou ? Quatre ans, faut les faire ! Faudrait être un peu plus clément, quoi !", avant de finalement accepter son sort, "Bon, ça va, allez, on fait comme on a dit, quatre ans". Il peut être tranquille, on ne sert pas de kebabs en prison. 

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