3 min de lecture Propulsé

La Nasa a peut-être trouvé la solution pour habiter sur Mars

Des scientifiques de la Nasa veulent générer un champ magnétique artificiel pour terraformer la planète Rouge.

Rendu d'artiste de la tempête solaire martienne de 2015 diffusée par la Nasa
Crédit Image : AFP PHOTO / NASA/GSFC

L’Homme devrait être en mesure de coloniser Mars d’ici la fin de la décennie 2030. Une fois sur place, tout l’enjeu sera de faciliter son existence dans un environnement hostile. Faute de champ magnétique et en l’absence d’une atmosphère épaisse, Mars, pourtant située dans la zone d’habitabilité de notre galaxie, est un monde froid (-53 degrés en moyenne) et aride irrespirable, mitraillé par les rayons cosmiques. 

Selon une étude menée par l’université de Californie l’an passé, un séjour sur la planète Rouge pourrait causer de graves et irréversibles séquelles sur le cerveau humain (troubles de la mémoire, anxiété, dépression) en raison d’un niveau de radiation insupportable pour l’Homme.


Les principaux acteurs de la conquête martienne n’ont pas renoncé pour autant à rallier notre voisine. La Nasa mène de nombreuses expériences sur la Terre pour réfléchir aux conséquences d’un séjour prolongé sur Mars et cherche à développer des combinaisons spéciales protégeant les astronautes des radiations. L’approche est plus expéditive chez Elon Musk. Le fondateur de SpaceX espère terraformer la planète rouge en faisant fondre les masses de glace sèche recouvrant ses pôles avec des ogives nucléaires afin de vaporiser le dioxyde de carbone qu’ils renferment et créer un effet de serre qui réchaufferait l’atmosphère.

Un bouclier magnétique artificiel contre les rayons cosmiques

Lors du colloque Planetary Science Vision 2050 organisé récemment par la Nasa à Washington, des chercheurs ont proposé une idée alternative : générer un bouclier magnétique artificiel afin de restaurer l’atmosphère de la planète et la protéger des radiations cosmiques. Il y a quelques milliards d’années, Mars abritait des océans qui recouvraient à peu près un tiers de son hémisphère nord. Elle disposait alors d’une atmosphère permettant à l’eau liquide d’exister à sa surface. La planète rouge était donc potentiellement habitable. Puis le champ magnétique qui protégeait son atmosphère s’est érodé sous les coups de boutoir des vents solaires très puissants qui balayaient la planète, comme nous l’ont appris les observations de la sonde Maven ces dernières années.

Rendez-vous sur l'article complet pour voir ce contenu

Voir l'article complet

À quelques 230 millions de kilomètres de là, la Terre fut préservée d’un tel destin par le bouclier terrestre, une forme invisible créée par le champ magnétique généré par le mécanisme de dynamo du noyau terrestre externe. Cet écran protecteur nous protège des particules en provenance du cosmos, des rayons cosmiques et des vents solaires. C’est ce bouclier que les chercheurs souhaitent intercaler entre Mars et le Soleil. Précisément au point de Lagrange L1 du système Mars-Soleil. Cela pourrait permettre à Mars de restaurer son atmosphère en quelques années, puis l’effet de serre réchaufferait le climat à la surface de la planète d'environ 4 degrés, ce qui serait suffisant pour que de l’eau liquide existe à sa surface, explique le magazine Wired qui a relayé la conférence.

Plusieurs simulations à venir

En revanche, créer un aimant magnétique artificiel capable de protéger de l’érosion du vent solaire le reste de l’atmosphère de Mars nécessiterait une gigantesque source d’énergie. Les chercheurs estiment que les avancées obtenues récemment dans le domaine des sphères magnétiques miniatures protégeant les vaisseaux spatiaux pourraient permettre de créer une structure gonflable capable de générer un tel blindage magnétique, rapporte le magazine Science Alert. Le dispositif doit désormais être soumis à plusieurs simulations avant d'être évalué par une revue scientifique pour dire si, oui ou non, un tel scénario peut devenir un jour réalité.

La rédaction vous recommande
Contenus sponsorisés