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Un fossile de serpent à quatre pattes intrigue la communauté scientifique

La découverte au Brésil d'un fossile de serpent doté de quatre pattes suggère que les ancêtres de ces reptiles avaient une origine terrestre et non marine, selon une étude publiée dans la revue "Science".

Un mamba vert (illustration)
Un mamba vert (illustration) Crédit : SAEED KHAN / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Les circonstances de la découverte demeurent mystérieuses. Pourtant, celle-ci pose de nombreuses questions alors qu'un fossile de serpent à quatre pattes suggère que les ancêtres de ces reptiles avaient une origine terrestre et non marine, selon une étude publiée jeudi 24 juillet dans la revue américaine Science

Cette nouvelle espèce, baptisée Tetrapodophis amplectus et vivant au début du Crétacé entre 146 et 100 millions d'années, présente de nombreux traits physiologiques semblables à ceux des serpents modernes (museau court, boite crânienne allongée, écailles, dents crochues, mâchoire très souple pour avaler de grosses proies). Ce reptile avait également une structure vertébrale similaire à celle de ses descendants modernes qui permet une souplesse extrême nécessaire pour étouffer ses proies en les serrant. 

La seule grande différence du Tetrapodophis avec les serpents modernes réside dans ses quatre pattes qui, apparemment, ne servaient pas à se déplacer mais plutôt à saisir des proies ou lors de l'accouplement. 

Un fossile étudié à partir de 2012

Les auteurs de cette étude ont aussi relevé l'absence de longue queue typique des reptiles aquatiques comme les alligators, confortant l'hypothèse que les serpents ne descendent pas d'ancêtres aquatiques. Ces chercheurs ont notamment analysé les caractéristiques génétiques et morphologiques du Tetrapodophis qu'ils ont comparées à d'autres espèces connues  de serpents. 


Et si cette nouvelle remet en cause l'origine de ces reptiles, le fossile a été découvert il y a plusieurs années mais "les pattes étaient difficiles à remarquer au premier regard", selon Science, relayé par FranceTV info. Un paléobiologiste de Portsmouth, au Royaume-Uni, a finalement étudié de près ce fossile à partir de 2012 lui permettant d'aboutir à ces nombreuses conclusions.

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