2 min de lecture Transports

VIDÉO - Uber et la Nasa s'associent pour élaborer des taxis volants

Mercredi 8 novembre, Uber a dévoilé un partenariat avec la Nasa pour mettre au point des taxis volants.

uberAIR: Closer than you think (Uber Elevate)
Crédit Image : Uber

Des véhicules volants et économes, un système de contrôle du trafic aérien à basse altitude... Mercredi 8 novembre, Uber a dévoilé un partenariat avec la Nasa en vue de mettre au point des taxis volants.

Ces véhicules à décollage et atterrissage vertical (VTOL) "sont différents des hélicoptères, car ils sont beaucoup plus silencieux, sûrs et abordables, et plus respectueux de l'environnement", assure le communiqué. Uber dit envisager qu'à terme un trajet en UberAir soit équivalent à celui d'un UberX, celui d'un trajet de base avec un chauffeur du site de covoiturage. Ces engins pourraient décoller, atterrir et se recharger sur un réseau de "vertiports" installés en haut d'immeubles de parking, sur des zones existantes prévues pour les hélicoptères ou sur des terrains inutilisés autour des échangeurs routiers.

"La participation d'Uber au projet sur la gestion du trafic de véhicules sans pilotes - drones - de la Nasa devrait aider la société à atteindre son objectif de démarrer des vols d'UberAir dans plusieurs villes américaines d'ici 2020", explique un communiqué. Uber veut en outre "explorer d'autres possibilités de collaboration avec la Nasa qui joueront un rôle important dans l'ouverture de nouveaux marchés de mobilité aérienne".

L'entreprise a également signalé que Los Angeles serait ajoutée aux deux autres sites pilotes déjà annoncés, Dallas Fort-Worth, au Texas, et l'émirat de Dubaï, pour ce programme baptisé UberAir. La métropole californienne pourrait en finir avec ses embouteillages dantesques. Avec la Californie, le Texas est l'État américain avec le plus gros parc automobile.

Une banalisation après 2050 ?

Les premiers vols de démonstration sont prévus en 2020 et le passage à la phase commerciale en 2023, avec en vue les jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles. Dans un premier temps, les vols auront un pilote, même s'ils pourraient devenir automatisés à l'avenir, a précisé un porte-parole, Matthew Wing.
 
"Dans le cadre de son projet Elevate, Uber prévoit de faire circuler un réseau de petits véhicules aériens électriques dans plusieurs villes à travers le monde pour permettre aux gens de partager des vols dans des zones urbaines densément peuplées", poursuit Uber dans son communiqué. Ainsi, un trajet en UberAir entre l'aéroport de Los Angeles et la salle de spectacles Staples Center prendrait par exemple 27 minutes, soit trois fois moins de temps qu'en voiture, promet le dossier de presse.

Malgré tout, comme le soulignait Pascal Pincemin, associé chez Deloitte, lors du salon du Bourget, ces taxis volants autonomes pourraient ne pas se banaliser avant 2050, car il faudra avant démontrer leur fiabilité.

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