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Thales s'offre Gemalto pour créer un géant de la sécurité digitale

ÉDITO - Le groupe technologique français Thales a annoncé, dimanche 17 décembre, l'acquisition du numéro un mondial en difficulté des cartes SIM Gemalto.

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Thales s'offre Gemalto pour créer un géant de la sécurité digitale Crédit Image : AFP / GERARD JULIEN, THOMAS COEX | Crédit Média : François Lenglet | Durée : | Date : La page de l'émission
Loïc Farge
Loïc Farge
et François Lenglet

Les coups de théâtre arrivent aussi dans la vie des affaires. Cela se passe aujourd'hui autour d'une pépite française, Gemalto. Gemalto, c'est la saga française des cartes à puces, qui ont transformé notre quotidien avec les cartes de crédit bien sûr, mais aussi les téléphones, avec les cartes SIM. C'est une technologie française qui date d'une trentaine d'années. Elle a connu des tribulations. Elle est aujourd'hui non pas en péril, mais en difficulté, parce que certains de ses marchés traditionnels baissent. L'entreprise fait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires (ce qui n'est pas rien). Et voilà qu'en l'espace de huit jours, deux acquéreurs se sont manifestés.

Gemalto a donc de beaux restes, en particulier en matière de cybersécurité. C'est un secteur-clé pour l'avenir : c'est la sécurité sur Internet pour les données et les transactions. C'est cela qui avait intéressé les deux prétendants.

Le premier est Atos : une entreprise française de services numériques, dirigée par l'ancien ministre des Finances Thierry Breton, ex-patron de France Télécom et de Thomson, qui en fait l'un des leaders mondiaux dans son secteur, en quelques années.

Le second, c'est Thalès : un industriel de l'aéronautique et de la défense, lui aussi français, lui aussi l'un des premiers mondiaux de son secteur. Atos a eu le premier la bonne idée et a publié son offre d'achat mardi 12 décembre ; l'autre a réagi dimanche 17 décembre en faisant à son tour une offre, un peu plus chère.

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Comment départage-t-on les deux acquéreurs ? Pour racheter une entreprise, il faut convaincre ses actionnaires. Et c'est préférable d'avoir avec soi les dirigeants et les salariés, même si ce n'est pas indispensable. Pour les actionnaires, le prix est un élément très important. Surtout chez Gemalto, possédé à 9% par la famille Quandt (propriétaire de BMW) et à 8,5% par l'État français via la BPI (pour le reste, ce sont des fonds d'investissement).

Les actionnaires ont voté massivement pour Thalès.
Le management également, à la fois pour des raisons de prix et, semble t-il, de climat de négociation. Atos a donc décidé de renoncer, et de laisser le champ libre à Thalès pour l'acquisition.

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