2 min de lecture Salon de l'agriculture

Robots et capteurs en tout genre au service des agriculteurs

REPLAY - Un robot qui désherbe tout seul, des capteurs qui surveillent si les vaches se nourrissent bien : les nouvelles technologies font leur entrée dans l'agriculture.

Sophie Jousselin Innovations week-end Sophie Joussellin
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Robots et capteurs en tout genre au service des agriculteurs Crédit Média : Sophie Joussellin | Durée : | Date : La page de l'émission
Sophie Jousselin
Sophie Joussellin
Journaliste RTL

Il s'appelle Anatis, son nom vient d'une petite coccinelle qu'on utilise dans la lutte biologique et il est une des vedettes du SIMA (le salon international de la machine agricole). Mis au point par deux entreprises françaises, Carré spécialisée dans le désherbage mécanique et Naïo Technologies une start-up qui fabrique des robots, Anatis est le premier robot électrique arracheur de mauvaises herbes.

Equipé d'un GPS qui lui permet d'être autonome sur un parcours prédéterminé (il a une autonomie de 4 heures), Anatis est surtout destiné aux maraîchers. Il arrache à leur place les mauvaises herbes par exemple au milieu des rangs de salades. Grâce à ses caméras, il sait faire la différence entre le fruit ou le légume à ramasser et les mauvaises herbes. Il s'adapte aussi automatiquement à la largeur des rangs et n'écrase pas les salades !

Des capteurs qui aident les maraîchers

Avec ses différents capteurs, Anatis transmet des informations très utiles au maraîcher : il compte par exemple le nombre de pieds de salades et mesure leur taille, il mesure aussi le taux d'hygrométrie, repère également les zones où les mauvaises herbes sont plus denses.

Le travail de l'image d'Anatis
Le travail de l'image d'Anatis

Avec ces informations, on peut établir différentes cartographies sur lesquelles le producteur va voir clairement les endroits sur la parcelle où il faudra plus arroser parce que c'est plus sec, ceux qui ont besoin de plus de désherbants avec à la clé des économies d'eau et une moindre utilisation des intrants.

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Différents types de capteurs permettent désormais aux éleveurs de surveiller le bien être de leurs animaux. L'entreprise Médria en propose 4 avec chacun un rôle bien particulier.

Le San'Phone, avalé une fois pour toute par la vache (il reste à vie dans sa panse) va mesurer les paramètres vitaux de l'animal comme son rythme cardiaque et sa température. Il transmet par SMS à l'éleveur des alertes si quelque chose ne tourne pas rond. Le FeedPhone lui contrôle si l'animal se nourrit et boit correctement, et là aussi il prévient l'éleveur en cas de problème.

Les capteurs sont aussi utilisés dans le domaine de la reproduction animale. D'abord avec le Heatphone pour surveiller les périodes de fertilité de la vache. En fonction de la façon dont elle se nourrit, dont elle bouge, si elle est énervée ou pas on peut en déduire que la période des chaleurs arrive.

Une vache équipée du HeatPhone (Médria)
Une vache équipée du HeatPhone (Médria)

Et puis en quelque sorte à l'autre bout de la chaîne, le Velphone, permet lui de prévenir l'éleveur sur son smartphone par SMS que le vêlage approche. Il reçoit un premier SMS 48 heures avant et un 2ème, 2 heures avant que l'animal vêle. L'éleveur n'a pas à veiller toute la nuit à côté de sa vache en attendant que le petit veau montre le bout de son nez.

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