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Pourquoi Instagram veut vous dire si vous êtes accro à son application

Instagram teste une fonctionnalité montrant aux utilisateurs le temps qu'ils consacrent à l'application. Les entreprises technologiques accordent de plus en plus de place au bien-être numérique dans leur communication.

Instagram compte plus d'un milliard d'utilisateurs
Instagram compte plus d'un milliard d'utilisateurs Crédit : Creative Commons
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Savez-vous combien de temps vous passez sur Instagram ? Le service de partage de photos et vidéos de Facebook va bientôt vous permettre de mesurer votre niveau d'addiction à son application. L'entreprise teste actuellement une fonctionnalité pour fournir à ses utilisateurs des données sur leur usage du service. Le site américain TechCrunch a relayé la découverte d'une développeuse américaine qui a mis au jour dans le code de l'application une option nommée en interne sous le nom de code "temps passé", sans savoir s'il s'agit du temps passé depuis l'inscription au service ou d'une mesure sur une période limitée et si le temps consacré aux stories est séparé de celui passé à faire défiler le fil d'actualité principal. 

Le PDG d'Instagram, Kevin Systrom, a confirmé l'information sur son compte Twitter. L'entrepreneur a fait savoir que ses équipes "développent des outils qui aideront la communauté à en savoir plus sur le temps qu'elle consacre à Instagram", soulignant que ce temps devait être "positif et intentionnel". "Il est important de comprendre l'impact du temps en ligne sur les gens", a-t-il poursuivi. "C'est la responsabilité de toutes les entreprises d'être honnêtes à ce sujet. Nous voulons faire partie de la solution et je prends cette responsabilité au sérieux", a-t-il indiqué.

La déconnexion, nouvel leitmotiv de la Silicon Valley

Passés maîtres dans l'art de mettre en place des mécanismes d'addiction aux likes et au notifications dans le design de leurs applications afin de capter toujours plus de temps de cerveau des utilisateurs, les géants du numérique esquissent depuis plusieurs semaines un virage paradoxal en forme de mea culpa. Dans le sillage du créateur du premier bouton "J'aime" sur Facebook et de l'ingénieur à l'origine du geste "tirer pour rafraîchir" utilisés dans quasiment toutes les applications aujourd'hui, plusieurs ingénieurs renommés de la Silicon Valley ont dénoncé les effets néfastes de cette économie de l'attention pour les internautes. 

Le problème de l'addiction aux smartphones est de plus en plus considéré aux États-Unis, où la moitié des adolescents entre 13 et 18 ans affirment avoir une relation addictive avec leur téléphone. Des études ont également démontré que cette utilisation abusive pouvait favoriser l'apparition de symptômes de dépression ou d'anxiété. Alors, il est de plus en plus question de bien-être numérique dans la communication des entreprises du secteur. Début janvier, deux actionnaires activistes d'Apple ont adressé une lettre ouverte à la marque à la pomme pour lui demander de créer des outils pour lutter contre ces phénomènes d'addiction. 

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Début mai, Google a pris cette problématique à bras le corps en annonçant plusieurs fonctionnalités permettant de mieux gérer son temps sur Android, avec notamment un tableau de bord laissant les utilisateurs choisir le temps qu'ils souhaitent consacrer à chaque application et un mode "ne pas déranger" activable en posant son smartphone face contre table. YouTube a également annoncé une option pour aider ses utilisateurs à faire une pause entre deux vidéos. Une façon de faire amende honorable sur un sujet sensible mais nettement moins fâcheux que les questions de protection des données personnelles et l'occasion d'en apprendre encore un peu plus sur les désirs et les habitudes de leurs clients.

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