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Pour Mark Zuckerberg, Facebook aurait pu empêcher l’intervention américaine en Irak

Mark Zuckerberg a revisité le récit des origines de Facebook à l’occasion d’un discours très attendu sur la liberté d’expression jeudi à Washington en déclarant que l’intervention américaine en Irak en 2003 l’avait poussé à créer une plateforme sociale afin de donner la parole au plus grand nombre.

Mark Zuckerberg devant les étudiants de l'université de Georgetown à Washington le 17 octobre 2019
Mark Zuckerberg devant les étudiants de l'université de Georgetown à Washington le 17 octobre 2019 Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Aux origines de Facebook, il y a d’abord une blague potache. À l’automne 2003, quelques semaines avant de lancer l'annuaire étudiant qui le fera passer à postérité, Mark Zuckerberg crée le site Facemash sur lequel il invite ses camarades à l’université de Harvard à voter pour les filles les plus séduisantes du campus. Largement ressassé dans la presse et par le film The Social Network de David Fincher, l'épisode vaudra quelques soucis avec les instances universitaires à son auteur, qui s'évertue depuis à le minimiser dans l’histoire officielle du premier réseau social mondial.

Invité à prononcer un discours de philosophie générale devant les étudiants de l'université de Georgetown à Washington jeudi, Mark Zuckerberg a mis en avant un dessein plus noble pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à créer le service qui allait révolutionner Internet au milieu des années 2000. Selon cette réalité quelque peu enjolivée, celles-ci auraient eu quelque chose à voir avec la liberté d’expression et l’intervention américaine en Irak en 2003.

 "A l’époque où j’étais à l’université, notre pays venait d’entrer en guerre en Irak et un sentiment d’incrédulité régnait sur le campus. Beaucoup de gens ont eu l’impression que l’on s’engageait sans prendre en compte beaucoup de points de vue importants, les soldats, leurs familles et notre conscience nationale étaient durement éprouvés, et la plupart d’entre nous ont eu le sentiment de ne rien pouvoir faire pour changer ça. Et je me souviens d’avoir eu le sentiment que si plus de gens avaient la possibilité de partager leurs expériences, cela aurait pu se passer autrement", a expliqué le jeune PDG devant un parterre d'étudiants.

"Ces premières années ont forgé ma conviction que donner la parole à tout le monde donne plus de pouvoir à ceux qui sont impuissants et pousse la société à être meilleure avec le temps", a-t-il affirmé, soulignant que "même si l’attention du monde se concentre sur les grands événements et les grandes institutions, la plupart des progrès dans nos vies proviennent de gens ordinaires à qui l’on offre la possibilité de s’exprimer". 

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Soumis à une forte pression politique depuis plusieurs mois et vivement critiqué pour avoir exempté les publicités politiques de fact-checking sur Facebook en pleine campagne pour l’élection présidentielle américaine de 2020, Mark Zuckerberg a inscrit cet épisode dans un long plaidoyer en faveur d’une interprétation large de la liberté d’expression. Selon lui, Facebook doit être considéré comme un outil de démocratie, "un cinquième pouvoir" offrant à chacun "la possibilité de partager ses points de vue" et de "contribuer à une société plus inclusive".

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