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"PES 2016" : que vaut le dernier cru de l'éternel concurrent de "FIFA" ?

TEST - L'édition 2016 de "Pro Evolution Soccer" est disponible depuis jeudi 17 septembre. RTL.fr l'a prise en main.

7 - PES 2016
7 - PES 2016 Crédit : AFP
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Benjamin Hue
Journaliste RTL

Longtemps auréolé du titre de référence des simulations de football sur consoles à la faveur du réalisme de son gameplay, Pro Evolution Soccer avait plutôt mal négocié le virage PS3-Xbox 360 qui avait marqué le début de son inexorable déclin face à son éternel concurrent FIFA. Mais l'avènement des consoles nouvelle génération semble avoir redonné du poil de la bête à la série de Konami, bien décidée à sonner son retour au premier plan avec PES 2016, qui débarque en magasins (sur PS4, Xbox One, PS3, Xbox 360 et PC), ce jeudi 17 septembre.

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Plus de plaisir à construire des actions

Après plusieurs éditions à lorgner du côté des avancées de FIFA, Konami semble avoir enfin trouvé son cap en matière de gameplay. PES 2016 introduit de nombreuses nouvelles animations dans le moteur du jeu, des appuis des joueurs, aux surfaces de pied utilisées pour les passes en passant par les trajectoires du ballon. Ces nouveaux mouvements renforcent le réalisme du jeu. On regrette néanmoins le manque de variété des frappes, coups de pied ou brossées, qui terminent trop facilement dans la lucarne dès qu'un attaquant dégaine à mi-distance. Les gardiens sont globalement assez inefficaces dans les situations d'urgence, en face-à-face notamment.

Il est possible de poser le jeu pour plus de réalisme dans PES 2016
Il est possible de poser le jeu pour plus de réalisme dans PES 2016 Crédit : YouTube

S'il est un encore peu trop facile de foncer avec les joueurs qui dépassent la note de 85 en technique et en vitesse, PES 2016 remet la construction des actions au cœur du jeu. Il faut parfois enchaîner plusieurs dizaines de passes entre sa moitié de terrain et le rond central pour trouver le décalage au sein du bloc adverse. Le plaisir de construire est omniprésent dès lors que l'on prend le temps de poser le jeu. Outre le système manuel des appels de balle, le réalisme tient pour beaucoup dans les mouvements des joueurs contrôlés par l'intelligence artificielle. Les latéraux et les milieux n'hésitent pas à multiplier les appels verticaux pour prendre les espaces entre les lignes adverses.

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Des contacts plus proches de la réalité

Le système de défense permet également d'appréhender les rencontres de façon plus humaine. Il ne s'agit plus de foncer sur le porteur de balle dans un pressing de balle tout terrain hyper exigeant pour les joueurs. Il faut désormais anticiper les passes et les déplacements de l'adversaire. Le positionnement est d'autant plus important que la gestion des contacts permet aux joueurs d'imposer davantage leur physique dans les duels. Ils jouent des coudes et des épaules en un contre un et n'hésitent pas à faire l'ascenseur dans les airs, où remporter un duel est avant tout une question de timing.

Les tacles glissés sont plus efficaces dans PES 2016
Les tacles glissés sont plus efficaces dans PES 2016 Crédit : Konami

Les tacles glissés retrouvent de leur efficacité. Les joueurs ne se jettent pas dans le vide comme on peut le déplorer trop souvent dans FIFA. Mais mieux vaut être dans le bon mouvement sous peine de découper l'adversaire. Heureusement, et dommage pour le réalisme, les arbitres n'ont pas le carton rouge facile et il faudra vraiment commettre une faute très grossière ou être en position de dernier défenseur pour le voir expulser un joueur.

Toujours à la traîne sur Fifa pour les contenus

Comme toujours avec PES, c'est du côté des contenus que le bât blesse. Il ne faut pas s'attendre à disputer des Chelsea-Arsenal ou des Everton-Liverpool mais des London Blue-North London et des Merseyside Blue-Merseyside Red. À l'inverse de FIFA, PES ne dispose pas de toutes les licences des principaux championnats. Même si le jeu sort deux bonnes semaines après la fin du mercato, les effectifs ne sont pas non plus mis à jour. En attendant la sortie d'un patch correctif qu'il suffira de télécharger sur le web (à partir de la semaine prochaine, assure-t-on du côté de Konami), le jeu semble bloqué à la fin de la saison dernière. Pas de Di Maria à Paris ni de Lassana Diarra à Marseille donc. Les supporters de l'OM seront d'ailleurs déçus de voir que le milieu défensif français ne figure pas dans la base de données du jeu. 

Le mode myClub est toujours présent
Le mode myClub est toujours présent Crédit : Konami

Parmi les licences, la Ligue des champions fait toujours figure de compétition phare. Elle est accompagnée de la Ligue Europa et de la Super Coupe d'Europe. Les fans de foot sud-américain trouveront leur bonheur avec les équipes officielles de la Copa Libertadores. La Ligue 1, la Liga et l'Eredevisie néerlandaise sont également au menu, tout comme les Pays-Bas, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et le Brésil pour les sélections nationales. Pour le reste, il faudra attendre le premier correctif pour jouer avec les vrais maillots. On retrouve toujours les modes Ligue des Masters, dont les transferts et les menus ont été modifiés. Le mode MyClub, lancé l'an dernier, permet toujours de créer des équipes pour affronter d'autres joueurs en ligne et le mode "Vers une légende" d'incarner un joueur pour le hisser sur le toit du foot mondial.

Consoles de dernière génération obligent, PES fait fort au niveau des graphismes. Le réalisme du moteur de jeu est renforcé par la modélisation des visages des joueurs les plus connus, qui semble supérieure à celle proposée par FIFA.

Mais on regrette rapidement que plus de joueurs ne bénéficient pas de cet honneur. Le public fait aussi plus réaliste et moins carton pâte que chez le concurrent EA Sports. Quant aux commentaires, pas tout à fait dans le bon timing, les puristes préféreront les mettre en anglais ou les couper pour profiter au mieux de l'ambiance du stade.

Les plus

Les mouvements réalistes
Le plaisir de construire des actions
Les trajectoires du ballon
La gestion des contacts
Les déplacements de l'intelligence artificielle
La modélisation des visages des joueurs

Les moins

Les frappes peu variées et trop faciles
Le manque de licences officielles
Les effectifs bloqués à la fin de la saison dernière
L'arbitrage trop laxiste
Les gardiens rarement décisifs
Les commentaires pas dans le bon timing

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2015-09-18 09:00:00
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