1 min de lecture Santé

Les médicaments soignent mieux les hommes que les femmes

Le magazine "Science & Vie" rapporte que les médicaments n’ont pas les mêmes effets sur les hommes que sur les femmes.

Des boites de médicaments.
Des boites de médicaments. Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP
Héloïse Leussier
Héloïse Leussier
Journaliste RTL

Un même médicament peut s’avérer efficace sur les hommes mais très mal adapté pour les femmes, rapporte Science & Vie, dans son édition d’août, en kiosque lundi 21 juillet. Selon le magazine, qui consacre un dossier au sujet, homme et femme ne réagissent pas de la même manière aux maladies et aux traitements.

Les femmes sont moins bien loties au rayon pharmacie. Après la prise d’un médicament, leur risque d’effets secondaires est 50 % supérieur à celui des hommes. De même, les effets des somnifères disparaissent beaucoup moins vite chez les femmes.

Par ailleurs, à âge et à nombre de cigarettes équivalents, le risque de développer un cancer du poumon serait 70% plus élevé pour une fumeuse que pour un fumeur. Et les traitements sont plus adaptés aux hommes. La dose de vaccin contre la grippe pourrait ainsi être divisée par deux chez les femmes, dotées d’une réponse immunitaire plus forte.

Les femmes sous-représentées dans la recherche

Si les médicaments conviennent mieux aux hommes, c’est que la recherche est défavorable aux femmes. Par exemple, après un infarctus, les femmes arrivent en moyenne 12,5 minutes plus tard à l’hôpital, car les symptômes qu’elles développent sont moins connus que ceux des hommes.

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Dans les expériences, le genre masculin est privilégié. Seul un tiers des personnes inclues dans les essais sur les maladies cardiovasculaires sont des femmes, et les neurosciences présentent 5 fois plus de recherches menées spécifiquement sur des animaux mâles que sur des femelles.

Longtemps convaincus que la source de cette différenciation sexuelle était le flot d’hormones envoyé dans tout le corps par les glandes sexuelles, les biologistes ont réalisé que cette différence était en réalité présente dans chacune des cellules. Une découverte qui oblige à revoir les fondements de la biologie.

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