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Les États-Unis pourraient privatiser la Station spatiale internationale

Washington envisagerait de privatiser la Station spatiale internationale pour permettre à la Nasa de se concentrer sur d'autres programmes. La piste d'un désengagement progressif est évoquée.

La Station spatiale internationale, vue depuis la navette spatiale Discovery, au cours de la mission STS-119, le 29 mars 2009.
Crédit Image : Nasa / Wikimedia Commons

La Station spatiale internationale pourrait devenir une entreprise privée. Tel est le souhait de la Maison Blanche, qui a fait part de sa volonté de ne plus financer le coûteux programme de la Nasa à moyen terme. Selon le Washington Post, qui a révélé l'information dimanche 11 février, l'administration de Donald Trump envisagerait de privatiser l'ISS pour permettre à la Nasa de se concentrer sur d'autres programmes.

Placée en orbite terrestre basse, pilotée par l'agence spatiale américaine et développée conjointement avec l'agence spatiale russe, l'ISS est une station spatiale utilisée par un équipage international. Les agences spatiales européenne, japonaise et canadienne y collaborent avec leur homologue américaine afin de faire avancer la recherche scientifique dans l'univers spatial.

"La décision de mettre fin au soutien fédéral direct pour l'ISS en 2025 ne signifie pas que la plateforme elle-même sera retirée de l'orbite à ce moment-là - il est possible que l'industrie puisse continuer à faire fonctionner certains éléments ou capacités de l'ISS dans le cadre d'une future plateforme commerciale", peut-on lire dans un document interne de la Nasa dont le quotidien a eu connaissance.

"La Nasa va développer ses partenariats internationaux et commerciaux sur les sept prochaines années pour assurer la présence et l'accès continus des humains à l'orbite terrestre basse", poursuit le document.

Un désengagement progressif au profit d'autres missions

Le gouvernement américain va provisionner, dans son budget 2019, 150 millions de dollars "pour rendre possible le développement et la maturation d'entités et de capacités commerciales qui vont s'assurer que ceux qui prendront le relais de l'ISS (...) soient opérationnels" en temps et en heure. Pour assurer la transition, la Maison Blanche prévoit de demander "des analyses de marché et des plans de développement" au secteur privé. 

La décision devrait toutefois être fraîchement reçue car, comme le rappelle le Washington Post, les États-Unis ont déjà dépensé quelque 100 milliards de dollars dans le lancement et les frais de fonctionnement de l'avant-poste orbital.

Depuis la présidence de George W. Bush (2001-2009), la Nasa a commencé à sous-traiter certaines opérations, en premier lieu les vols de ravitaillement qui sont désormais effectués par SpaceX et Orbital ATK. Tendance qui s'est accentuée sous le mandat de Barack Obama. La Nasa n'avait pas répondu dimanche aux sollicitations de l'AFP

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