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Le FBI demande à nouveau à Apple de déverrouiller l'iPhone d'un terroriste

Un nouveau bras de fer se profile entre Apple et le gouvernement américain au sujet du chiffrement de l'iPhone.

Apple et le FBI s'opposent régulièrement sur la sécurité des smartphones
Apple et le FBI s'opposent régulièrement sur la sécurité des smartphones Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Le torchon brûle à nouveau entre le gouvernement américain et Apple au sujet du chiffrement de l'iPhone. Le procureur général des États-Unis a demandé à l'entreprise californienne d'aider les autorités fédérales à débloquer les deux iPhone de l'officier saoudien qui a attaqué la base militaire de Pensacola le 6 décembre, en Floride, faisant trois morts et huit blessés avant d'être abattu par la police.

Fidèle à sa ligne de conduite officielle depuis 2014, Apple a pour le moment refusé, se contentant de fournir à l'administration américaine des documents stockés en ligne sur le compte iCloud du tireur et des données bancaires, explique le New York Times. Mais les enquêteurs souhaiteraient accéder aux messages envoyés par Mohammed Saeed al-Shamrani sur les applications sécurisées WhatsApp et Signal afin de vérifier s'il a coordonné son attaque avec d'autres personnes.

Faire parler ces iPhone est une tâche quasiment impossible pour le FBI. Les smartphones d'Apple bénéficient d'un système de chiffrement qui garantit la protection des données des utilisateurs. Selon les modèles, il faut taper un code à six chiffres, présenter une empreinte digitale ou scanner un visage pour pouvoir y accéder. Sans ces sésames, il n'est possible d'accéder à leur contenu interne, qui peut même être détruit si l'opération de déblocage échoue au bout d'un certain nombre de reprises.

Le FBI avait contourné Apple en 2016

Si les autorités estiment que ces sécurités rendent de plus en plus difficile la résolution des crimes et des enquêtes, ce principe de chiffrement fort est un argument marketing pour Apple qui fait de la confidentialité des données une question de droits de l'homme. Depuis 2014, la société a refusé à plusieurs reprises d'aider les autorités à infiltrer ses smartphones, arguant que si elle développait une porte dérobée à l'attention du gouvernement américain, des pirates informatiques ou des gouvernements étrangers pourraient exploiter l'outil s'il tombait entre leurs mains.

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En 2016 et 2017, un long bras de fer avait opposé l'entreprise au FBI lorsque la justice américaine voulait forcer l'entrée de l'iPhone de l'auteur de la fusillade de San Bernardino. Apple n'avait pas reculé et les enquêteurs avaient fini par réussir à contourner le chiffrement du téléphone du terroriste en sollicitant l'aide d'une société privée, moyennant plusieurs centaines de milliers de dollars. Apple a beaucoup investi depuis pour renforcer la sécurité du système d'exploitation de son produit vedette et entretenir son image de défenseur de la vie privée face à ses concurrents Facebook et Google.

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