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L'ambitieuse résolution de Mark Zuckerberg pour Facebook en 2018

Mark Zuckerberg a pris cette année une résolution en forme de défi : réparer Facebook. L'entrepreneur reconnaît des erreurs dans la chasse aux contenus problématiques qui ont pollué l'année du réseau social.

Le président-fondateur du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg (ici le 30 avril 2014 à San Francisco)
Le président-fondateur du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg (ici le 30 avril 2014 à San Francisco) Crédit : AFP / Justin Sullivan
Benjamin Hue
Benjamin Hue
et AFP

Comme à chaque début d'année, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg prend une bonne résolution pour l'année à venir. Après avoir appris le mandarin, parcouru les États-Unis à la rencontre des Américains, lu 25 ouvrages ou créé un programme d'intelligence artificielle, l'entrepreneur a publié cette année des vœux en forme de mea culpa. 

Dans un message publié jeudi 4 janvier sur Facebook, Mark Zuckerberg fait amende honorable et reconnaît des erreurs dans la chasse aux contenus problématiques (propos haineux, fake news, etc.) qui ont pollué l'année du réseau social et ternissent son image depuis de nombreux mois. Son défi personnel pour les douze prochains mois sera donc d'y remédier.

"Le monde se sent inquiet et divisé et Facebook a beaucoup de travail à faire, que ce soit pour (nous) protéger des abus et de la haine, nous défendre contre les ingérences de (certains) pays ou nous assurer que le temps passé sur Facebook est du temps bien dépensé", écrit le responsable sur sa page personnelle.

Quelques semaines après les aveux de plusieurs cadres de Facebook qui ont exprimé publiquement leurs craintes face à l'évolution du réseau social et surtout leurs regrets d'avoir contribué à son succès et à ses dérives, Mark Zuckerberg semble enfin déterminé à assumer les responsabilités qui incombent à la position dominante de Facebook et son audience milliardaire.

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Malgré un bilan record sur les plans financiers et de l'audience, le réseau social, qui revendique plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde, a été chahuté en 2017, se voyant accusé en particulier de ne pas lutter assez efficacement contre les contenus problématiques, comme les appels à la haine, l'apologie du terrorisme, les fausses informations ou l'ingérence de puissances étrangères dans des élections locales. 

Certaines accusations, portées également contre Google et Twitter, ont pris un tournant très politique aux États-Unis dans la foulée de l'élection de Donald Trump fin 2016. La Russie est notamment accusée par Washington d'avoir cherché à influer sur la campagne en utilisant, entre autres les réseaux sociaux pour diffuser des "fake news". 

La grogne a gagné l'Europe où certains gouvernements souhaitent imposer des obligations aux plateformes du numérique. L'Allemagne a mis en place une loi visant à contraindre les réseaux sociaux et services Internet à renforcer leur modération. Suivant l'exemple de son voisin, le président de la République française, Emmanuel Macron, a promis mercredi 3 janvier de légiférer sur les intox qui prolifèrent sur le Web lors des périodes électorales.

Un équilibre à trouver

"Mon défi personnel pour 2018 est de me concentrer sur la résolution de ces questions importantes. Nous n'empêcherons pas toutes les erreurs et tous les détournements (de Facebook) mais nous faisons à l'heure actuelle trop d'erreurs pour ce qui est de faire respecter nos règles (d'utilisation) et d'empêcher les mauvais usages de nos outils", dit encore le milliardaire.

Facebook a pris plusieurs initiatives pour lutter contre les abus. Mais ces outils s'appuient essentiellement sur la sensibilisation des utilisateurs. Tout l'enjeu pour le réseau social est de trouver le point d'équilibre entre la modération, l'auto-régulation et le respect de la liberté d'expression, sans voir sa fréquentation diminuer.

Fin 2017, Mark Zuckerberg avait esquissé un déplacement de curseur en déclarant que l'intégrité de Facebook était plus importante que ses profits.

Décentraliser le pouvoir sur le Web

Plus largement, Mark Zuckerberg, auquel beaucoup de médias américains prêtent une ambition présidentielle à la succession de Donald Trump, veut établir un lien de confiance entre le public et la technologie en luttant notamment contre la centralisation d'Internet.

Selon lui, "aujourd'hui, beaucoup de gens ne croient plus en l'idée" que la technologie puisse placer un peu de pouvoir entre leurs mains. 

Au contraire, dit-il, "avec l'essor d'une poignée de grosses entreprises technologiques - et avec des gouvernements qui usent de la technologie pour surveiller leurs citoyens - beaucoup de gens pensent désormais que la technologie ne fait que concentrer le pouvoir" entre les mains de quelques-uns, au lieu de le "décentraliser" vers les citoyens. Reste à voir s'il tiendra sa promesse.

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Mark Zuckerberg a pris cette année une résolution en forme de défi : réparer Facebook. L'entrepreneur reconnaît des erreurs dans la chasse aux contenus problématiques qui ont pollué l'année du réseau social.
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2018-01-05 16:27:02
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