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Journalistes tués en direct : les réseaux sociaux au cœur du drame

CLICS À LA UNE - Le tireur présumé Vester Flanagan a utilisé son compte Twitter et Facebook pour diffuser la tuerie et se justifier.

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Journalistes tués en direct : les réseaux sociaux au cœur du drame Crédit Média : Aymeric Parthonnaud | Durée : | Date : La page de l'émission
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Ce mercredi 26 août a été marqué par la tuerie en Virginie aux États-Unis où deux journalistes ont été abattus en direct à la télévision. Une histoire qui a eu un retentissement tout particulier sur les réseaux sociaux. Les premières images ont naturellement choqué les téléspectateurs et la présentatrice de la chaîne en studio que l'on peut voir interloquée sur la vidéo. 

Mais rapidement c'est sur Internet que l'histoire a révélé toute son ampleur puisque le tireur suspect, Vester Flanagan, alias Bryce Williams, sur Internet, un ancien collègue du cameraman et de la reporter assassinés, a partagé son crime et ses explications sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, le tireur présumé a expliqué en 5 tweets son passage à l'acte. Dans le premier il explique que la jeune reporter blonde, Alison, 24 ans, lui aurait fait une remarque raciste, qu'il avait porté plainte après cela mais que la reporter avait été embauchée par la chaîne malgré tout. Adam, le cameraman, 27 ans, est décrit dans un avant dernier tweet comme un collègue l'ayant dénoncé aux ressources humaines de la chaîne après avoir travaillé avec lui. Une plainte qui aurait mis le tireur au chômage. Dans un dernier tweet, l'homme écrit : "J'ai filmé la fusillade, regardez sur Facebook".

En effet sur sa page Facebook on peut voir des vidéos de l'homme avançant arme et caméra à la main, abattant ses anciens collègues. Rapidement Twitter et Facebook ont suspendu les comptes de cet Afro-américain de 41 ans afin de ne pas faire de ces réseaux sociaux une tribune pour le tireur. Depuis, outre la vive émotion qui secoue la toile, de nombreux internautes et personnalités s'élèvent pour enfin limiter l'usage et la vente des armes à feu aux États-Unis. Le mot clef, #GunControl (le contrôle des armes à feu), est en train d'être de plus en plus utilisé aux États-Unis suivant le mouvement de Barack Obama et Hillary Clinton qui appelle le Parlement a enfin accepter une réforme sur cette question qui divise l'Amérique depuis des années.

La cicatrice qui divise Facebook

Depuis plusieurs jours une image choque sur Facebook, l'image d'une cicatrice. Une photo qui n'a pourtant rien d'extraordinaire. En noir en blanc, on voit les jambes d'une femme qui porte son nouveau-né et, au-dessus de la tête de l'enfant, on aperçoit la cicatrice de la césarienne de cette mère. Une image vue 11.5 millions de fois sur Facebook.

Le cliché illustrant la peur de la césarienne d'une jeune mère, réalisé par Helen Aller
Le cliché illustrant la peur de la césarienne d'une jeune mère, réalisé par Helen Aller Crédit : Helen Aller
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Le problème c'est que de nombreux internautes ont reporté cette photo comme présentant un caractère "choquant" voire "pornographique". Résultat : Facebook l'a supprimée, avec dans la foulée de nombreuses histoires de femmes qui partageaient leurs témoignages sur la césarienne. Autres craintes de certains internautes : que cette image banalise un accouchement jugé "contre-nature". Le problème c'est que cette image montre d'abord une réalité, que cette césarienne avait été ordonnée par les médecins pour sauver la vie de la mère et la future vie de son enfant et que l'objectif de la photographe Helen Aller était surtout de déculpabiliser les femmes qui portent cette cicatrice aujourd'hui. Un peu trop subtil semble-t-il pour certains Internautes…

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Journalistes tués en direct : les réseaux sociaux au cœur du drame
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2015-08-26 23:34:00
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